‹ De l'instruction publique en FranceChapitre 87 sur 110 · OFFICIERS · texte numérisé non relu

OFFICIERS

CONSlDKriATIONS DE CLASSE ET DE FORTUNE. — Cette pro-

fession est une des mieux organisées, les liommes s'étant jusqu'ici plus occupés de se défendre que de produire. Le système d'instruction militaire est complet. Les parents n'ont qu'à consulter et qu'à suivre les divers programmes des établissements spéciaux. Bien que cette profession tende à perdre de son influence, elle est encore l'une des plus honorables. Les chances d'avancement sont assez équitablement distribuées et assez généralement dévolues au service et au mérite.

Dans un système militaire mieux compris, plus en harmonie avec nos mœurs et les progrès de la civilisation, la loi du recrutement pourrait devenir l'un des meilleurs moyens d'instruction et de civilisation.

Aptitude: — Courage, — point d'honneur, — force physique,— bonne vue.

Instruction nationale : — Premier et second degrés.

Cette instruction, dont manquent généralement les soldats, pourrait leur être facilement donnée dans les régiments si les casernes étaient disposées comme elles doivent l'être, et si le système actuel d'instruction militaire n'employait pas sept années à enseigner aux soldats ce qu'ils pourraient apprendre mieux en n'employant que le septième de ce temps.

L'instruction des soldats présente, nous le savons, de grandes difficultés d'application , elle soulève de graves

obÙ IiE L rNSTRUCTlON PUBLIQUE

objections ; mais un meilleur système de casernement et une loi de recrutement peuvent les résoudre.

Les citoyens qui ont fait à leur pays le sacriOce des sept plus belles années de leur vie ont , selon nous, des droits incontestables à toute la sollicitude de l'État, et ce serait un noble moyen de reconnaître ce sacrifice que de donner aux soldats une instruction qui, à l'époque de leur libération, mît ceux qui se seraient le plus distingués en éiat de remplir certaines fonctions, telles que celles de gardes cbampètres, — d'agents des administrations financières,— des contributions indirectes, — des douanes, — des postes aux lettres, etc. Les gouvernements les plus stables et les plus forts sont ceux qui se montrent les plus justes appréciateurs des services qui leur sont rendus.

Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur ce sujet, que M. le lieutenant-général comte Alexandre de Girardin a traité avec une rare supériorité dans un chapitre intitulé : De l'insiruction des troupes, qui fait partie de l'ouvrage qu'il a publié sous le titre d'ÛBSERVATioNs sur

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