TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CALCULS BILIAIRES
Par le S1EOTI, Médecin-major de ke classe, Surveillant à l'École du servide de santé militaire.
[Suitel IV. — Cholècustectomie.
a) Isolement de la vésicule. — Quand les lésions de la vésicule et du canal cystique sont tellis que la cholôcystectomie est indiquée, il ne faut l'entrepr/ndre qu'après avoir soigneusement exploré le canal cholédoque.
Formé par la jonction de/ canaux cystique et hépatique, le cholédoque est la continuation de ce dernier comme direction et comme calibre. Du volfime d'une plume d'oie et long de 7
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à 8 centimètres, il se dirige obliquement en bas et un peu à droite et en arrière dans l'épaisseur de/Tépiploon gastro-hépatique jusqu'à la dernière courbure du/duodénum. Il contribue à former avec la veine porte et l'artère cystique le bord antérieur de l'hiatus de Winslow. Il suffit donc, pour faire son exploration, déporter le doigt dans l'hiatus de Winslow, la pulpe dirigée en avant, et de chercher à reconnaître la veine porte, puis, en avant de celle-ci et un pt/u à droite, le canal cholédoque.
Ce dernier se révèle au doigt $ar la sensation d'un cordon plat, plus résistant etplus petit que la veine, et, s'il existe des calculs dans son intérieur, il/ devient possible de les percevoir. /
L'hiatus de Winslow est parfois obstrué en partie ou en totalité par des adhérences pathologiques : d'autres plus antérieures peuvent môme empêcher d'atteindre le hile du foie ou tromper sur l'état exact de ses parties, daus ces conditions il convient de recourir au cathélérisme.
Habituellement celte nyanœuvre ne deviendra possible qu'après avoir désobstrué le conduit cyslique. Cette libération devra toujours être tentée, à moins que l'enclavement des calculs ne soit tel que toute manœuvre destinée à le faire disparaître ne soit bientôt jugée inutile et même dangereuse.
Outre qu'il est plus facile d'apposer une ligatura sur le canal cystique quand il n'est plus tendu par les pierres biliaires, le cathétipisme, hormis le cas de sténose cicatricielle, devient chose facile par le conduit ainsi dilaté ; et, si la sonde pénètre jusque dans l'intestin sans rencontrer d'obstacle, c'est que le! cholédoque est libre et l'opération s'en trouve légitimée d'autant.
A défaut de cesf moyens, on en sera réduit à tenir compte de la marche antérieure de la maladie, et particulièrement de l'api pari lion ou de l'absence d'ictère à la suite des crises de colique et de la présencé ou de l'absence de calculs dans les selles.
Si nous insistons sur cet examen du cholédoque, c'est que nombreux sontjes accidents relativement au chiiîre des choléeysteclomies pratiquées jusqu'à ce jour, qui ai ; aient pu être1