REVUE CRITIQUE
Ce qu'on peut dire, c'est que sans doute la folie hépatique a des conditions adjuvantes, et que la prédisposition nerveuse des malades et l'insuffisance de la fonction rénale sont les premières en ligne.
Par cette prédisposition héréditaire ou acquise un malade entrera dans la folie par une moindre dose de toxique.
Par l'insuffisance rénale concomitante l'intoxication sera plus grande, à lésion égale du côté du foie.
L'anatomie pathologique de la folie hépatique ne réside donc pas tout entière dans une seule lésion, le tableau clinique ne se résume pas à une localisation morbide.
Il y a seulement du côté du foie prédominance de lésion et d'action pathogénique, comme aussi pour le rein dans la folie brightique.
En résumé, il nous semble que la folie hépatique doit être placée par analogie à côté de la folie rénale ou brightique et de certaines formes de mélancolie reconnaissant pour point de départ une dyspepsie gastro-intestinale. Ces trois formes de maladie relèvent en effet d'une auto-intoxication.