Longet, II
« Oq vérifie par réthérisation la théorie ci-dessus présentée. L'éthérisation a deux périodes. Dans la première, l'animal (chien, lapin) éthérisé perd son intelligence, sa volonté, ses instincts, toutes ses facultés, moins ses sensations brutes. Cette période est celle de l'éthérisation des lobes cérébraux et même des autres parties encéphaliques , excepté la protubérance et le bulbe. — Dans la période suivante, l'animal perd en plus ses sensations. C'est la période d'éthérisation de la protubérance annulaire. »
D'autre part, la physiologie établit que dans le reste du système nerveux la substance blanche est simplement conductrice *. Selon toutes les analogies, celle du cerveau n'a pas d'autre rôle, ce Ici évidemment, comme dans toutes les autres portions du système nerveux, l'activité spéciale appartient à la substance grise. Les observations pathologiques ne sont pas moins démonstratives... Alors que des lésions du cervelet, des couches optiques, des corps striés, enfin des masses médullaires blanches des lobes cérébraux ne déterminent d'ordinaire aucun trouble permanent et bien accentué des fonctions intellectuelles, les altérations étendues de la substance grise des circonvolutions ou les ex-citations morbides de cette substance engendrent nécessairement un affaiblissement ou une exaltation de ces fonctions, suivant la nature de l'altération et la période à laquelle elle est arrivée. C'est ainsi qu'on peut s'expliquer les effets des méningoencéphalites diffuses et des simples méningites. Le foyer d'activité cérébrale étant ainsi bien reconnu, il n'est p:is permis de douter que ce ne soit là le point de départ véritable de la démence et de la manie. »
Cette écorce grise ^♦est composée de plusieurs couches alternativement grises et blanches ; ce on y voit des noyaux et de nombreuses cellules nerveuses de petites dimensions, multipolaires; » quantité de fibres relient entre elles les diverses provinces de l'écorce grise du même lobe et d'un lobe à l'autre ; et d'autres fibres relient toute la surface de l'écorce grise aux corps striés et aux couches optiques. Transmise par les fibres rayonnantes des couches optiques,
\. Vulpian, 646, 669.