Helmholtz
voyons alors le bleu du spectre. — Vers le bas du spectre, lorsque l'accélération et le raccourcissement des ondes augmentent encore, la sensation élémentaire du violet est forte, celle du rouge et du vert sont très-faibles ; alors nait la sensation composée que nous appelons le violet. D'autre part, quand les trois sensations élémentaires sont à peu près d'égale force et qu'aucune ne prédomine sur les autres, nous avons la sensation du blanc ou des couleurs blanchâtres. Ce qui arrive en plusieurs cas; d'abord lorsque tous les rayons du spectre, rassemblés de nouveau par un autre prisme, viennent frapper le même point de la rétine et excitent ainsi le maximum, le minimum et tous les degrés de chaque sensation élémentaire ; ensuite lorsque, deux rayons ayant été choisis dans le spectre, l'inégalité des trois sensations élémentaires excitées par le premier est compensée par l'inégalité en sens contraire des trois sensations élémentaires excitées par le second. En ce cas, les deux couleurs spectrales produites par les deux rayons sont dites complémentaires l'une de l'autre, et tonnent un couple distinct. Parmi ces couples, on en compte quatre principaux, le rouge et le vert bleuâtre, l'orangé et le bleu cyanéen, le jaune et l'indigo, le jaune verdâtre et le violet; réunies deux à deux, ces couleux^s nous donnent
232 LIVRE in. LES SENSATIONS.
la sensation du blanc, et l'on voit sur le spectre ({u'elles sont séparées par une distance moyenne. — Au contraire, prenons sur le spectre les couleurs séparées par la plus grande distance possible, le rouge et le violet ; leur assemblage produit une sensation de couleur distincte, celle du pourpre. — Ces deux remarques donnent la loi qui régit tous les mélanges de couleurs spectrales.—Deux couleurs étant données pour être mélangées, leur distance sur le spectre, comparée à cette distance moyenne qui produit le blanc, en diffère d'une quantité plus ou moins grande. Donc, plus cette quantité sera petite, plus la couleur formée par leur mélange sera voisine du blanc ou blanchâtre ; et, au contraire, plus cette quantité sera grande, plus la couleur formée par leur mélange sera exempte de blanc ou « saturée. » — D'autre part, cette quantité pourra surpasser la distance moyenne ou rester en dessous. Plus elle surpassera la distance moyenne et approchera de l'écartement extrême, plus la couleur produite par le mélange sera voisine du pourpre qui est produit par l'écartement extrême; au contraire, plus elle restera audessous de la distance moyenne et approchera de l'écartement nul^ plus la couleur produite par le mélange sera voisine de la couleur intermédiaire, dans laquelle l'écartement de deux
CriAP. II. SENSATIONS DES AUTRES SENS. 233
couleurs spectrales composantes est mil \ Toutes conclusions que l'expérience vient confirmer.
Reste une dernière couleur, le noir, qui n'est pas une sensation, mais le manque de toute sensation en un point donné et à un moment donné quand on compare ce point et ce moment à d'autres où la sensation est présente. Mais la conscience connaît si mal nos événements intérieurs qu'elle range sur la même ligne, à titre de couleurs, nos sensations et nos manques de sensation; ce qui la frappe, ce sont des difFérences entre nos états, et, à cause de cela, elle met ensemble, comme des faits semblables, le passage du repos à Taction et le passage de l'action au repos, en les notant comme contraires, sans démêler que l'un est négatif et l'autre positif. Les différents degrés du noir ou du manque de sensation viennent donc compliquer les couleurs déjà construites. « On constate par l'analyse « prismatique que le gris est identique au blanc, « le brun au jaune, le rouge brun au rouge, le « vert olive au vert, quand le blanc, le jaune, «le rouge, le vert sont faiblement lumineux. »
Cela établi, on a tous les éléments nécessaires pour expliquer toutes les sensations de couleur, et l'on voit les éléments de la sensation former
1, Helmholtz, 279,
des composés qui, s' unissant entre eux, forment des composés plus complexes et ceux-ci de môme, comme on voit les atomes physiques former les molécules cliimiques, celles-ci les composés chimiques et ceux-ci enfin les minéraux ordinaires de la nature. — Au plus profond de l'analyse on atteint trois sensations élémentaires qui toutes ensemble, mais chacune différemment, sont excitées par un rayon simple du prisme. Leur assemblage fait une couleur spectrale. — Plusieurs couleurs spectrales réunies forment le blanc, le pourpre, et une infinité de composés d'après une loi fixe ; et l'addition du noir, c'est-à-dire l'affaiblissement de la sensation totale, introduit encore une infinité de nuances dans tous ces produits. — Ces produits eux-mêmes, en se combinant, forment les couleurs ordinaires que nous observons dans le monde environnant.
Ici s'arrête la science positive ; nous ne pouvons remonter par l'expérience au delà des trois sensations élémentaires de couleur. Nous avons • affaire à un instrument bien plus compliqué que l'ouïe. En effet, nous avons pour chaque ondulation trois sensations au lieu d'en avoir une. En outre , dans le son, les vibrations se succèdent assez lentement pour qu'en certains cas nous puissions distinguer la sensation élémentaire qui correspond à chacune d'elles; il n'y en a que
r.IIAP. II. SENSATIONS DES AUTRES SENS. 235
seize et demie par seconde daus Vut du tuyau d'orgue de trente deux pieds ; nous remarquons alors que notre sensation totale est composée de petites sensations successives ayant toutes un maximum et un minimum; nous démêlons presque nettement ces sensations composantes. Pour la vue , au contraire , à l'extrême rouge , à l'endroit du spectre où les vibrations se succèdent le plus lentement ', il y en a 431 billions par seconde ; il est clair que, lors même que nous pourrions isoler la sensation du rouge des deux autres sensations élémentaires, nous ne pourrions jamais distinguer les unes des autres, dans la sensation du rouge, des sensations composantes si prodigieusement nombreuses et qui durent chacune un temps si prodigieusement court. Tout ce que nous pouvons admettre avec assurance, c'est que la sensation élémentaire du rouge, comme la sensation de Vut le plus bas, est formée de sensations successives. Car nous savons par les expériences de Wheatstone qu'une lumière comme celle de l'étincelle électrique suffit pour produire une sensation sur la rétine ; que cette lumière est, pour ainsi dire, instantanée; qu'elle dure moins d'un millionième de seconde;
1. Mueller, II, 307 et Helmholtz, p. 32.— 451 billions pour les plus lentes, 789 billions pour les plus rapides.
qu'ainsi une sensation do lumière qui dure une seconde est composée au moins d'un million de sensations successives. Le nombre n'a pu en être fixe, il est probablement beaucoup plus grand; peut-être, pour l'ondulation éthérée comme pour l'ondulation aérienne, il suffit de deux vibrations successives pour produire une sensation perceptible encore à la conscience ; en ce cas, la plus courte sensation de lumière perceptible à la conscience serait composée, comme la plus courte sensation de son perceptible à la conscience, de deux sensations élémentaires imperceptibles à la conscience et douées chacune d'un maximum, d'un minimum et d'intermédiaires. — Sans pousser l'induction si loin, le cas de l'étincelle électrique montre que la sensation de lumière, comme la sensation d'un son très-aigu, est composée d'une suite continue de sensations très-nombreuses, successives et semblables qui, pour nous, forment un bloc indécomposable et simple. Nouvelle preuve du travail sourd qui se passe au plus profond de notre être, hors des prises de notre conscience, et nouvel exemple des combinaisons latentes, compliquées, innombrables dont nous n'apercevons que les totaux ou les effets.
m. On ne doit point s'attendre à trouver pour l'odorat et le goût des réductions aussi avancées.
GflAP. II. SENSATIONS DES AUTRES SENS. 237
Nous connaissons le mode d'action de l'air ou de l'éther ; c'est une ondulation dont nous calculons la longueur et la vitesse; nous pouvons donc en tirer des inductions sur les sensations correspondantes. D'ailleurs, ce mode d'action est uniforme, et de plus le nerf est construit spécialement pour le recevoir; la preuve en est dans la structure savante de tout l'organe dont le nerf fait partie et dans la similitude des sensations qu'un coup, un flux électrique sur l'œil ou sur Toreille excitent à travers le nerf. Le nerf est donc lui-même capable d'actions uniformes; c'est pourquoi il est naturel que les sensations excitées par son action se laissent elle-mèmes ramener à un type simple, comme il arrive pour celles de son, ou à des types peu nombreux, comme il arrive pour celles de couleur. — Tout au rebours pour les autres groupes de sensations. Nous ignorons le mode d'action des substances volatilisées qui agissent sur les nerfs olfactifs et des substances liquéfiées qui agissent sur les nerfs gustatifs; nous admettons qu'il est chimique, mais à cela se réduit notre connaissance; nous ne savons pas s'il est une ondulation ou tout autre mouvement ; nous n'avons pas la plus petite idée de ses éléments ; nous ne pouvons nous servir de cette idée pour former aucune induction sur les sensations correspondantes. — Et cependant, de
cette seule donnée qu'il est cliinii(|ue, nous pouvons conclure quelque chose sur la composition des sensations que, par l'entremise du nerf, il éveille en nous.
Avant d'entrer dans cette recherche, il faut distinguer les sensations d'odeur et de saveur proprement dites, des sensations adjointes. Car, d'ordinaire, ce que nous appelons une odeur ou une saveur est une sensation fort compliquée; les nerfs olfactifs ou gustatifs n'y contribuent que pour une part ; une autre part fort considérable appartient à des nerfs du toucher, semblables à ceux qui sont répandus dans tout le reste du corps et nous donnent les sensations de contact, de contraction musculaire, de chaleur, de froid, de douleur locale, et toutes leurs espèces. —-Considérons d'abord l'odorat'. Un grand nombre de sensations dites d'odeur en renferment d'autres. Et d'abord on doit diviser en deux toute sensation d'odeur piquante; elle renferme une sensation de tact et peut-être n'est-elle rien d'autre; telle est l'odeur d'ammoniaque qui est surtout un picotement, comme en transmettent les nerfs non spéciaux; l'ammoniaque en vapeur en produit un pareil sur la conjonctive. Ce picotement pourrait subsister quand même la sensation
1; Bain, Sensés and Intellccl, 173,
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d'odeur propremcol dite serait abolie ; certaines personnes, après avoir beaucoup prisé, deviennent insensibles aux parfums et à la fétidité, et cependant prisent toujours, parce qu'elles sentent encore le picotement du tabac. — On doit encore diviser en deux les odeurs appétissantes ou nauséabondes. La sensation d'odeur proprement dite y est compliquée d'une autre qui cesse, s'accroît ou se renverse selon l'état de l'estomac; la même odeur, celle d'un plat de viande fumante, est agréable pendant la faim et désagréable pendant une indigestion ; probablement, dans ce cas, il y a d'autres nerfs profonds du canal alimentaire qui entrent aussi en action ; la sensation totale est composée d'une sensation du nerf olfactif et de plusieurs sensations adjointes. — On peut enfin diviser en deux les odeurs fraîches ou suffocantes, c'est-à-dire, d'un côté, celles des sels volatils, de l'eau de Cologne, du goudron, du tan, et, de l'autre côté, celles du renfermé, celle d'une pâtisserie, d'une manufacture de coton, d'un magasin de laine; visiblement ici, à la sensation d'odeur proprement dite s'ajoute une sensation de bien-être et de malaise qui vient des voies respiratoires et qui a pour canaux des nerfs de contact et de douleur. — Je pense aussi que dans plusieurs cas, par exemple lorsqu'on respire de l'alcool, une faible sensation de chaleur
240 j.ivui'; m. i>i;s sensations.
vient compliquer la sensation d'odeur proprement dite. — Restent les pures sensations d'odeur, agréables ou désagréables par elles-mêmes, celles de la violette et de Tassa fœtida, par exemple ; il y en a un nombre infini, desquelles on ne peut rien dire, sinon qu'elles sont agréables ou désagréables; par elles-mêmes, elles résistent à l'analyse, et pour les désigner nous sommes obligés de nommer le corps qui les produit.
Quant au goût, ce que nous appelons ordinairement une saveur renferme, outre la sensation de saveur proprement dite, une quantité de sensations d'une autre espèce. — D'abord, en beaucoup de cas, comme l'arrière-bouche communique avec le nez, le nerf olfactif fonctionne en même temps que les nerfs gustatifs '. « Vos yeux « et vos narines étant fermés^ faites déposer succe cessivement sur votre langue diverses espèces « de confitures par exemple, puis des crèmes aro- « matisées, l'une avec de la vanille, l'antre avec « du café, etc; vous ne percevrez dans tous les « cas qu'une saveur douce et sucrée, sans pouce voir jamais .discerner les diverses substances « employées. » Par le même procédé on constate que ce la saveur urineuse que nous attribuons ce aux bases alcalines fixes, n'appartient pas à
1. Longet, Tra'aè de physiologie^ II, 171. — Bain, Sensés and Intellect, 157.
« CCS substances, mais bien à l'ammoniaque qui « est mis en liberté par la réaction des bases « alcalines fixes sur les sels ammoniacaux conte- (c nus dans la salive. » Ici encore une sensation d'odeur ou plutôt de tact nasal est incluse parmi les sensations de saveur. — En second lieu, les sensations de saveur proprement dite se compliquent en beaucoup de cas d'une sensation différente, tantôt agréable et attrayante, tantôt désagréable et répugnante, qui appartient à d'autres nerfs du canal alimentaire. Cette sensation adjointe varie sans que les autres varient; le même bon plat de viande est agréable ou désagréable selon que l'estomac est vide ou surchargé. De plus elle nait autrement; elle n'a pas besoin comme l'autre d'une action chimique pour se produire; un simple contact l'excite; UQe barbe de plume, les doigts enfoncés dans le gosier donnent la sensation du dégoût. — En troisième lieu \ « beaucoup d'impressions répu- « tées sapides sont uniquement tactiles, )> telles sont les saveurs acres, irritantes, astringentes; elles sont des sensations du tact, et non du goût. — En quatrième lieu, certaines saveurs sont mélangées d'une sensation de chaud ou de froid; on connaît la sensation de chaleur qui entre
1. Vernier, cité par Longet, Traité (Tanalomie cl de physiologie du système nerveux, II, 170. — Et Bain, ibid.
comme élément dans la saveur des liqueurs fortes, et la sensation de fraîcheur qui entre comme élément dans la saveur de plusieurs bonbons. — Enfin les divers points de la bouche, soumis à l'action du même corps, éveillent des sensations différentes, non-seulement différentes sensations adjointes, mais différentes sensations de saveur proprement dite*. « Un très-grand nombre de « corps, et particulièrement les sels, présentent « ce fait très-remarquable, que la sensation pro- « duite par eux sur les parties antérieures de « la langue est entièrement différente de celle « qu'ils donnent à la partie postérieure. Ainsi a l'acétate de potasse solide, d'une acidité brùc( lante à la partie antérieure de la bouche, est (c fade, amer et nauséeux à la partie postérieure « où il n'est plus du tout acide ni piquant. L'hy- « drochlorale de potasse, simplement frais et salé « en avant, devient douceâtre en arrière. Le nicc trate de potasse, frais et piquant en avant, est cf en arrière légèrement amer et fade. L'alun est ce frais, acide et surtout styptique lorsqu'il est « broyé en avant de la bouche, tandis qu'il donne « en arrière une saveur douceâtre sans la moin- « dre acidité. Le sulfate de soude est franchece ment salé en avant, et franchement amer en
î. Longet, Traité de physiologie, II, 167. Expériences de Guyot et Admyrault.
« arrière. » L'acétate de plomb, frais, piquant, styptique en avant, devient sucré en arrière. — Il suit de là qu'une sensation ordinaire de saveur, outre les quatre éléments qui peuvent lui être fournis par les sensations adjointes, peut posséder par elle-même plusieurs éléments distincts. Car, outre les nerfs non gustatifs, des nerfs gustatifs différents interviennent pour la faire naître. La bouche est donc, non pas un organe simple, mais une succession d'organes, et une saveur, même proprement dite, peut être une succession de saveurs.
Simplifions le fait; ajournons tout ce qui dans cette sensation appartient au tact, acre té, astringence, irritation, chaleur, fraîcheur, sensation musculaire spontanée et irradiée vers le canal alimentaire; considérons seulement les sensations des nerfs gustatifs eux-mêmes, et mettonsles sur la même ligne, soit qu'elles naissent à l'avant, soit qu'elles naissent à l'arrière de la bouche; leurs principaux types sont les sensations de l'amer et du sucré avec leurs variétés innombrables; quand nous les avons nommées, nous sommes au bout de notre science, comme tout à l'heure quand nous avons nommé les sensations d'odeur fétide ou parfumée. — Voyons cependant ce que nous pouvons apprendre sur les unes et sur les autres en nous aidant des
réductions précédentes, et en étudiant les circonstances où elles naissent. Comme toutes les autres, elles ont pour stimulant direct une action du nerf transmise aux centres nerveux; or, conformément à tous les faits connus, on admet que deux sensations différentes indiquent deux états différents des centres nerveux, et, si le nerf est le même, deux actions différentes du nerf. — Il reste donc à savoir de quelle façon agit le nerf olfactif ou gnstatif, et, pour y parvenir, il faut déterminer l'événement extérieur à la suite immédiate duquel il entre en action.
Rien de plus facile que de savoir les précédents de cet événement; mais l'événement luimême est difficile à préciser. Nous voyons, du premier coup et par l'expérience ordinaire, que tel corps excite en nous telle sensation d'odeur ou de saveur^ que tel corps excite en nous la sensation de bleu ou de rouge; mais l'un et l'autre n'éveillent la sensation que par des intermédiaires; il a fallu faire l'optique pour trouver que le second a comme intermédiaire des ondulations éthérées de telle vitesse et de telle longueur; il faudrait aussi avoir recours à une science toute faite pour trouver l'intermédiaire par lequel agit le premier. — Cherchons pourtant cet événement dernier et immédiat à la suite directe duquel le nerf olfactif ou les nerfs gustatifs
entrent en action. Un corps n'a de saveur que s'il est en dissolution; il a plus de saveur * s'il est remué et pressé sur la membrane gustative; il faut de plus que cette membrane ne soit pas sèche, ni glacéepar l'air froid. Enfm les nerfs gustatifs sont probablement protégés par une membrane colloïde, perméable, comme tous les colloïdes, aux substances non colloïdes, presque imperméable aux colloïdes, d'où il arrive que les substances colloïdes n'ont pas de saveur, et que les substances non colloïdes en ont une. Tous ces faits conduisent à cette conclusion que les molécules dissoutes du corps sapide pénètrent dans le tissu de la langue jusqu'au contact de ses papilles nerveuses^ et que là, sous l'influence de la chaleur animale, elles forment avec nos liquides sécrétés une combinaison chimique, variable avec Ja variation de ces liquides^. — Pareillement un corps n'a d'odeur que s'il est à l'état gazeux ; il faut en outre que la membrane pituitaire ne soit