‹ De l'intelligence (volume 4)Chapitre 53 sur 90 · Mueller, Manuel de physiologie, I · texte numérisé non relu

Mueller, Manuel de physiologie, I

pression cesse, dès que la pièce d'os est relevée, la connaissance et la mémoire reviennent fréquemment; on a même vu des malades reprendre la série de leurs idées au point juste où la lésion l'avait interrompue. » Après une commotion cérébrale *, « il y a parfois perte complète de l'intelligence. Dans d'autres cas, le malade répond aux questions qu'on lui adresse, puis il retombe aussitôt dans l'assoupissement; la mémoire est perdue, tantôt complètement, tantôt incomplètement. L'oubli complet de quelque langue étrangère est un des effets les plus ordinaires de la commotion... Les malades ne se souviennent jamais de la manière dont leur accident leur est survenu; s'ils sont tombés de cheval, ils se souviennent bien qu'ils sont montés et descendus, mais ils ne se rappellent pas les circonstances de leur chute. Les effets qui résultent de la lésion du cerveau ont quelque analogie avec ceux qu'amène le progrès de l'âge; le malade ne conserve que le souvenir des impressions récentes, et oublie celles qui sont d'une date plus ancienne... Parmi les malades, les uns ont toujours par la suite la mémoire imparfaite... Dans certains cas particuliers, les malades ne peuvent plus se servir du mot propre pour exprimer leurs idées ; souvent le jugement est affaibli. » — D'autres atteintes portées au cerveau par un intermédiaire produisent des effets semblables ; on connaît l'évanouissement qui suit les grandes pertes de sang, le désordre d'idées qu'entraîne l'ivresse, la stupeur qu'engendrent les narcotiques, les hallucinations qu'amène le haschich, l'excitation d'esprit que développe le café, l'insensibilité

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