Deuxième partie, liv. IV, ch. II, p
2. hitroduction à l'étude de la médecine expérimentale,^. HU et suivantes.
admettre des exceptions ou des contradictions réelles, ce qui serait antiscientifique ; on conclura uniquement et nécessairement à des difTérences de conditions dans les phénomènes, qu'on puisse ou qu'on ne puisse pas les expliquer actuellement.... Dès que les lois sont connues, il ne saurait y avoir d'exception.... On doit forcément admettre comme axiome que, dans les conditions identiques, tout phénomène est identique, et qu'aussitôt que les conditions ne sont plus les mêmes, le phénomène cesse d'être identique. » On voit qu'ici les mots nécessairement, forcément, axiome sont prononcés. — Helmholtz emploie des expressions équivalentes 1. Selon lui, nous ne pouvons concevoir le jionde autrement. Nos yeux ne peuvent percevoir l'étendue que comme colorée; de même, notre intelligence ne peut concevoir les faits que comme explicables. Il n'y a de concevable pour nous que ce qui est explicable, comme il n'y a de visible pour nous que ce qui est coloré. L'œil interne, comme l'œil externe, a sa structure innée de laquelle il ne peut s'affranchir et qui impose à toutes ses perceptions un caractère forcé. Ici, Helmholtz semble croire que cette contrainte a pour cause dernière la structure de notre esprit. — Avec lui et avec Claude Bernard, nous reconnaissons en fait la contrainte; mais nous ne pensons point qu'elle ait pour cause dernière la structure de notre esprit; car nous avons déjà vu bien des nécessités de croire analogues. Il y en a une pour chacun des axiomes mathématiques ; tous exercent sur notre esprit le même ascendant que l'axiome de raison explicative ; et cependant nous les avons démontrés ;