Plutarque, Vie de Lucullus, trad. d’Amyot, no
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La loi sur l’usure semi-oncière étant absolument méconnue, un sénatus-consulte de 703, consacra l'usage nouveau de la centesima usura. Ce taux resta toujours en vigueur : on le voit usité sous Néron (D), le jurisconsulte Paul (2) en fait aussi mention. |
58. — Avec l’empire, la situation matérielle du peuple devient meilleure. Les légionnaires sans solde autrefois, sont maintenant comblés de faveurs, le peuple reçoit des distributions de pain et d’argent. En même temps le numéraire devient plus abondant, le commerce plus prospére. L'ère des crises et des révoltes provoquées par la misère et l'excès des dettes est fermée : il s’en faut toutefois que l’usure ait complètement disparu. |
Mais en même temps que la misère est moindre, les rigueurs de l’ancienne législation ont été adoucies. Auguste a décidé que le débiteur pourrait, en faisant l’abandon volontaire de tous ses biens (bonorum cessio), échapper à l’emprisonnement et à l’infamie.
99. — Cependant la violation des lois sur l’usure amenait de violentes réclamations. « Sous le règne de Tibère, dit Tacite, une grande foule d’accusateurs vint tout à coup fondre sur ceux qui s’enrichissaient par l’usure au mépris de la loi du dictateur César sur le prêt à intérêt et la possession des biens-fonds en lialie. » Parmi les prêteurs, figuraient un grand nombre de sénateurs : le prince leur