Senec. VII. De benef
9, L. 40. De reb. cred. Sent. lib. 2, t. 14, $ 2.
accorda dix-huit mois pour prendre des engagements conlormes à la loi. Comme on manquait d'argent, le sénat décida que le tiers des dettes serait payé en biens-fonds, Enfin Tibère dut venir au secours des débiteurs, en prêtant un million de sesterces sans intérêt pour trois ans, à condition que le débiteur s’engagerait du double en hypothèque sur des biens-fonds.
Les ravages de l’usure nous sont encore attestés par le sénatusconsulie Macédonien, rendu sous le règne de Claude où de Vespasien. On dut annuler les prêts faits aux fils de famille, parce que ceux-ci s’endettaient et assassinaient leurs pères pour se délivrer des obsessions de leurs créanciers.
Ce n'étaient plus seulement les sénateurs qui prétaient à usure : c'élaient aussi des affranchis, enrichis par le négoce et cherchant à grossir rapidement leur fortune, des vélérans enrichis par la guerre, surtout des chevaliers qui avaient su acquérir de grandes fortunes, Il y avait mille moyens d’éluder les lois. On prétait au taux légal en stipulant que si cet intérêt n’était pas exactement payé, le débiteur serait tenu du double ou du triple à titre de peine : on retranchait du sort principal prêté, une certaine somme à litre de rémunération, ou enfin on exigeail an supplément en marchandises ou en deniers, La prohibition n’ayait pas de sanclion pénale : mais les intérêts étaient réduits au taux de la loi.
60. — Nous ne trouvons pas avant Justinien de nouvelle loi sur la matière : c’est en. vain que le cbristianisme