MS AGE
2°) la réaction fondée sur la formation de sulfure de plomb noir, par ébullition avec une solution alca-
line de sel de plomb.
3°) la réaction au nitroprussiate utilisée dès 1901 par MôRNER pour l'identification de la cystéine. JoHET-LAVERGNE en 1928 trouve un procédé de recherche microscopique du glutathion dans les cellules,
fondé sur cette réaction.
4°) la réaction de FEIGL qui repose sur le fait que les dérivés sulfhydrylés catalysent l’action de l’iode sur l’azothydrate de sodium pour donner de l’iodure
de sodium avec dégagement d’azote.
0°) la réaction phosphotungstique appliquée par FouiN et LooNEY au dosage colorimétrique de la cystéine a été étendue par EAGLES et HUNTER au gluta-
thion réduit. =
Enfin 6°) la réaction phosphomolybdique et 7°) la réaction arséno-phosphotungstique utilisée par BE- NEDICT pour le dosage de l’acide urique.
La différenciation de la cystéine et du glutathion est possible par des réactifs tels que la naphtoquinone, corps complexe difficile à préparer, mais pratiquement, le sang et les tissus ne renfermant pas de cystéine et les autres composés sulfhydrylés n’y étant pré-
sents qu’en très faible proportion, on donne souvent
comme caractérisant le glutathion, la réaction au nitroprussiate de MôRNER, améliorée par Mme RANDoIN et René FABRE au point de vue de la sensibilité.
DOSAGE : Si grâce à son groupement sulfhydrylés le glutathion réduit est facilement mis en évidence dans les tissus animaux et végétaux, sa détermination quantitative ne fut entreprise qu’en 1925, date à laquelle TUNNICLIFFE publia une méthode de dosage, après les travaux de HOPKINS parvenu en 1921 à doser la quantité totale des dérivés sulfhydrylés, après ceux de WERTHEIMER et ABERHALDEN en 1923 qui utili-
saient une méthode colorimétrique.
La méthode de TUNNICLIFFE est basée sur le dosage iodométrique. Voilà la technique de cette
méthode :
Un poids connu de tissu est broyé au mortier à l’aide de sable avec une solution à 10 % d’acide trichloracétique. Le mélange obtenu est filtré sur un entonnoir de BUCHNER, et le résidu est traité 2 fois par une nouvelle quantité de solution d’acide trichloracétique. Cette extraction paraît suffisante car la réaction au nitro-prussiate de soude est négative si on l’effectue sur une liqueur provenant d’un quatrième épuise-
ment.
Le filtrat limpide obtenu est titré avec une solution
centinormale d’iode en employant le nitroprussiate de
soude comme indicateur externe. On a la réaction : 2R — SH + I2 w>'R—S—S—R + 2HI Un centimètre cube de solution centinormale d’iode
correspond à 3,07 mgrs de glutathion réduit.
Ce procédé a d’abord été employé par TuNnNi-
CLIFFE pour le dosage du glutathion dans la levure de
bière, puis dans de nombreux extraits de tissus ou de substances d’origine animale ou végétale.
Depuis la publication de cette méthode par TUNNI- CLIFFE, de nombreux auteurs ont mis au point des modes de dosage utilisant, pour la plupart sinon tous,
le pouvoir réducteur du glutathion.
Le premier groupe de ces méthodes comprend les
procédés iodométriques, modifications de celui de
TUNNICLIFFE par Madame RANDoIN et René FABRE qui en ont amélioré la sensibilité, par THOMPSON et VOEGTLIN, par PERLZWEIG et DELRUE, GAVRILESCU, BINET ei WELLER qui ont mis au point une méthode
qui paraît doser exclusivement le glutathion, sans oxy-
dation de son groupement sulfhydrylé par le lactate
de cadmium, pour un PH compris entre 6 et 7.
Mais certains auteurs ont cru devoir repousser tout
à fait le dosage iodométrique du glutathion et ses di-
verses modalités, et ont ainsi élaboré différentes mé-
thodes qui pour la plupart se terminent par un dosage
colorimétrique ce qui permet de dire, à priori, qu’avec ces modes de dosage, on ne pourra compter au maximum que sur une approximation de 5 %.
Voici un aperçu de ces méthodes classées suivant
les réactions caractéristiques qui en sont le principe :
Les unes sont fondées sur la réaction au nitroprussiate, d’autres utilisent un excès de ferricyanur: pour oxyder le glutathion et dosent le ferrocyanure formé (FLATOW — GaABLE — Mason), d’autres emploient le réactif phosphotungstique (MARENZ, BRAIER), une autre enfin est fondée sur la réduction du réactif arséno-phosphotungstique par le glutathion
(BENEDICT - GOTTSCHALL).
Une méthode de dosage diffère de toutes les autres : c’est la méthode néphélométrique de Moncorps et SCHMIDT. En voici le principe : la liqueur contenant le glutathion portée à l’ébullition avec une lessive alcaline et une solution saturée d’acétate de plomb donne en présence de mousse de platine, naissance à de l’hydrogène sulfuré. L’hydrogène sulfuré ainsi formé est oxydé par du peroxyde d'hydrogène en solution ammoniacale. Le passage par le sulfate de Baryum permet de terminer par une détermination gravimétrique ou néphélométrique.
Ce mode de dosage s’applique également à tous les dérivés sulfhydrylés et est applicable même au dosage
de l’insuline.
Tous ces modes de dosage du glutathion ont un défaut commun qui est leur manque de spécificité. Ce défaut ne peut être imputé à la méthode de BINET et