‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 20 sur 27 · HN EL · texte numérisé non relu

HN EL

Une tante maternelle est tuberculeuse, mais il n’y a eu que peu de contacts. C’est le seul antécédent familial de bacillose.

En somme, cet enfant apparaît comme une lymphatique, en cours de développement, fatiguée de façon habituelle.

En plus, il y a suspicion de syphilis héréditaire.

L'enfant est un peu améliorée à la suite de ce traitement.

Elle est revue en mars 1937. Elle est très fatiguée. Sa mère dit qu’elle reste une partie de la journée sur son lit. |

La tension est basse: 9 1/2-8. Il y a de la vagotonie : Réflexe oculo-cardiaque : 72-48-72.

Glutathion réduit: 67 mgr. par litre.

Devant ce résultat remarquablement bas, on prescrit une série d’injections intra-musculaires de cystéine (0,10 cgr.), de l’exosurrénine, et trois jours par semaine 0,05 cgr. de thyroïde.

La première série ne donne aucune résultat.

L'enfant apparaît aussi fatiguée.

Si l’on n’avait pas le résultat du glutathion on abandonnerait l’hypothèse d’une insuffisance surrénale légère.

Ce n’est qu'après une deuxième série de cystéine que l’amélioration commence à se montrer.

Le 1° juin 1937, le chiffre du glutathion est de 96,6 milligrammes.

L'enfant revient en octobre. Elle avait eu quatre sé-

ries de cystéine en mars, puis deux en juin, et une en

août.

LR

Depuis le mois d’août, elle se sent tout à fait bien et très active.

La tension est de 10 max. — 7 min.

Le chiffre de glutathion réduit est de 165 mgr. donc sensiblement normal.

On continue chaque semaine 0,05 cgr. de thyroïde, 3 fois par semaine, et chaque mois de l’exosurrénine.

Le 11 février 1938 le chiffre du glutathion est à 140 milligrammes par litre. Malgré la diminution du glutathion il n’y a pas de fatigue. L’enfant qui ne pouvait suivre le travail d’un petit cours l’année précédente, suit actuellement sans difficulté le travail du lycée.

La tension est de 10 max. — 7 1/2 min.

Le métabolisme basal est diminué de 21 %.

On prescrit à nouveau une série d’injections de cystéine, on augmente la thyroïde: 0,10 gr. trois fois par semaine.

Le 28 septembre 1938 l’état est toujours satisfaisant, malgré une nouvelle diminution du glutathion 128 mgrs par litre. On prescrit une nouvelle série de cys-

téine, en continuant d’autre part la thyroïde. Le 20 janvier 1939, le glutathion est à 221 mgr. La tension à 9 1/2 max — 8 min.

Le 5 mai, le glutathion est à 234 mgr., 8.

Le métabolisme de base est toujours diminué de 18 .

Il y à un peu de fatigue, on l’attribue à l’insuffisance thyroïdienne et on augmente la thyroïde 3 jours par semaine: 0,20 mgr.

LE oytant

° Le 20 décembre 1939, le glutation réduit est à 147 mgr. 7.

On refait une série de cystéine.

Le 29 mars 1940, l’état de la malade est assez satisfaisant.

La tension est de 9 1/2 max. — 7 1/2 min.

Le réflexe oculo-cardiaque est de 84-36-84.

Pendant l’année 1940 l’enfant a été assez fatiguée.

Elle a cependant continué de prendre de la thyroïde et périodiquement de l’exosurrénine. Elle a maïigri, paraît un peu anémique. On suspend la thyroïde, on donne du protoxalate de fer, des vitamines A et D.

Revue en janvier 1941 pour la dernière fois.

Elle a 14 ans, a grandi, présente quelques poils pubiens, pas encore de règles.

Elle n’est pas très fatiguée.

On conseille de reprendre dix centigrammes de thyroïde, 3 jours par semaine, une semaine sur deux, de la vitamine C, du protoxalate de fer et une série d’injec-

tions de cystéine.

En somme, chez cette jeune fille, il y a eu association d'insuffisance surrénale légère et d’insuffisance thy-

. roïdienne.

Une amélioration remarquable a suivi les premières séries de cystéine, mais il semble que les deux insuffisances glandulaires persistent et qu’un traitement sinon permanent du moins fréquemment répété soit nécessaire

pour maintenir un état satisfaisant.

HÉpS

OBSERVATION 2. — Nicole H.. sœur de la précéden-

te. (Observation, personnelle de Monsieur STEVENIN). Agée de 13 ans 1/2, la malade est vue pour la première fois en mars 1936.

Aucun antécédent pathologique de la petite enfance.

A 3 ans elle s’est trouvée fatiguée, on a parlé d’adénopathie hilaire.

Elle a fait un séjour à Megève.

Règlée depuis deux mois, mais peu abondamment. Elle ne se plaint pas de fatigue.

Revue en mars 1937. Elle est souvent assez fatiguée.

On ne peut la considérer comme obèse mais les fesses, les cuisses et les jambes sont plus volumineuses qu’il ne conviendrait.

Le poids est de 65 kilos. La taille de 1 m. 59. Le reflexe oculo-cardiaque est à 72-48-72.

Le métabolisme basal est diminué de 29 %.

Le glutathion réduit est de 95 mgr. 5.

On prescrit alors des injections de cystéine, et de

l'extrait thyroïdien à raison de 0,10 cgr. trois fois par :

semaine.

On y ajoute périodiquement des extraits surrénaux. Le 1°" juillet 1937 le glutathion est de 157 mgr. Le 1°" octobre 1937, le glutathion est de 172 mgr. ;

Les membres inférieurs paraissent un peu infiltrés.

Les règles sont un peu irégulières.

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Le glutathion réduit est de 147 mgr.

On continue la thyroïde et la cystéine.

En mai le poids a augmenté (69 kg. 300) ainsi que la taille (1 m. 60).

La tension artérielle est à 11 max. — 8 min.

Le réflexe oculo-cardiaque est à 72-48-72, donc n’a pas varié.

On augmente la dose de thyroïde. 0,20 cgr. trois fois par semaine.

En septembre 1938 le glutathion est à 123 mgr.

En octobre, la malade continue à prendre du poids, les règles sont très peu abondantes. Elle a été très fatiguée mais a fait beaucoup d’exercices physiques (tennis, bicycleite).

On donne des extraits surrénaux, de la cystéine, et 0,20 cgr. de thyroïde, 4 jours par semaine.

En janvier 1939, le glutathion réduit est à 229 mgr.

En mai 1939, le glutathion réduit est à 234 mgr.

La taille est passée à 1 m. 62.

Le poids à 71 kg. 500. ï

Le métabolisme basal est diminué de 1 Z.

Les règles sont régulières mais très peu abondantes.

On lui donne alors périodiquement du prolan et des extraits hypophysaires.

En décembre 1939, la taille est restée stationnaire. Le poids est à 74 kg. 300.

La malade cependant ne se sent pas fatiguée, mais les

règles sont peu abondantes et la tendance à l’obèsité s’ac-

A+ à po

centue, de plus en plus marquée au niveau des cuisses et des membres inférieurs qui ont un aspect un peu infiltré. ‘

Le métabolisme basal est diminué de 17 %.

On continue le prolan et la thyroïde à raison de 0,10 cgr., quatre jours par semaine.

En mars 1940, le poids a encore augmenté (78 kg. 500).

On prescrit une semaine sur deux de la thyroïde et l’autre semaine du Dinitra (5 comprimés).

En novembre 1940, il s’est produit une diminution de poids appréciable. (73 kg. 800).

La tension est de 11 max — 9 min.

. Le réflexe oculo-cardiaque est à 60-28-60, mais on constate une persistance marquée de l’infiltration de la moitié inférieure du corps. On continue la thyroïde (0,25 cgr.) quatre jours par semaine, on refait une série

de cystéine, et on ajoute de la folliculine mensuellement.

En mars 1941, la malade est vue une dernière fois, après deux séries d'injection de cystéine. Elle continue à prendre régulièrement le Dinitra et la thyroïde.

Le poids n’est pas remonté (72 kg. 800) mais l’infiltration marquée des cuisses et surtout des jambes persiste.

Les règles sont peu abondantes, fréquentes, apparaissant parfois quinze jours seulement après les précédentes.

En résumé, chez cette jeune fille, comme chez sa sœur, existait une double insuffisance glandulaire: surré-

nale et thyroïdienne. L’insuffisance surrénale s’est assez

br ; | .

rapidement améliorée, nous avons vu revenir le glutathion au taux normal et elle se plaint rarement de fatigue. La tendance à l’obésité n’a guère subi l'influence de la thyroïde et il a fallu y adjoindre le dinitrophénol.

Cette dernière médication assez décriée nous. paraît pouvoir être employée sans inconvénient si on la donne par intermittences, pendant huit jours puis avec un arrêt de huit jours.

Les cas dans lesquels on a constaté des accidents ont subi un traitement prolongé par le Dinitrophénol.

Chez cette jeune fille cette médication a déterminé un amaigrissement appréciable et qui se maintient mais la persistance de l’infiltration des membres inférieurs, les troubles des règles nous font nous demander si aux deux insuffisances déjà constatées ne s’ajouterait pas le trouble d’une troisième giande, de l’hypophyse. Dans ce but, il paraît nécessaire de pratiquer chez elle le test des hormones hypophyso-thyroïdiennes : le test d’ARON.

OBSERVATION 3. — Mile L. V.., 12 ans, écolière. (Observation du service du Docteur STEVENIN, à l’hôpital

Nouveau-Beaujon, à Clichy).

L’enfant a fait deux séjours en préventorium. Un premier séjour de neuf mois, il y a trois ans. Un second séjour de six mois, il y a un an.

Pendant le second séjour, elle a pris six kilos qu’elle a perdu en deux mois après son retour.

Elle est continuellement fatiguée, n’a de goût ni au

jeu ni au travail.

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Actuellement, elle ne maigrit pas. Elle a bon appétit n’est pas constipée, mais elle travaille difficilement en classe et à la maison.

Elle pèse 32 kg. 500. Elle mesure 1 m. 42.

pente trois ans on a remarqué l’apparition d’une coloration foncée de la peau qui va en augmentant, atteint tous les téguments, et est surtout marquée aux plis de flexion.

Il y a quelques mois quelques douleurs épigastriques avec vomissements sont apparues, mais rapidement calmées, elles sont resté sans lendemain.

A l’examen on trouve: un appareil pleuro-pulmonaire normal. Le cœur est également normal. La tension artérielle prise au Vaquez est de 10,5 max. — 7 min.

Elle n’a pas eu de règles.

Elle présente quelques poils sur le pubis et les grandes lèvres.

Les antécédents héréditaires et familiaux ne présentent rien d’extraordinaire.

Le père est décédé de sclérose pulmonaire consécutive à l’intoxication par les gaz de guerre.

La mère a été opérée (cholécystectomie) pour cholécystite calculaire (par Lecène, en 1926).

Elle a quatre enfants de 16, 14, 12, et 5 ans.

Tous ont été en préventorium.

Elle a fait deux fausses couches.

L'enfant a présenté quelques maladies infectieuses.

Ictère à deux ans. Rougeole, scarlatine, diphtérie, coqueluche et varicelle.

LS

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