‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 22 sur 27 · LT ER · texte numérisé non relu

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rait parler de petite insuffisance surrénale, les troubles présentés étant trop sérieux. Sans aller jusqu’au syndrome d’Addison les troubles occasionnés par le dysfonctionnement surrénalien ne peuvent manquer d’y faire penser, asthénie intense, perte de poids importante, et surtout pigmentation mélanodermique. Cependant le traitement a eu un effet satisfaisant et on peut envisager avec une certaine confiance l’avenir de cette jeune malade chez laquelle l’opothérapie a abouti à un assez beau

résultat.

OBSERVATION 4. — Mme P... (Observation personnelle de Monsieur STEVENIN).

Cette malade âgée de 50 ans souffre d’asthénie depuis 4 à 5 ans. En juin 1937, il a été pratiqué une série d’injections de cystéine et d’injections d’extrait surrénal à la suite desquelles elle s’est trouvée très améliorée. Une rechute survenue quelques mois après a été enrayée par le même traitement. Actuellement elle est toujours assez fatiguée et souffre d’un rhumatisme cervical qui persiste depuis plusieurs années.

La tension artérielle est à 11 max. — 8 min.

Le réflexe oculo-cardiaque donne 72-36-72.

Le métabolisme basal est diminué de 16 %.

Le glutathion réduit enfin est à 270 mgr.

On conseille de prendre chaque mois un flacon d’exosurrénine et de prendre trois fois par semaine un cachet de 0,10 cgr. de thyroïde.

En février 1939, Mme P. écrit qu’elle se sent très bien

ee, rh

au point de vue de l’état général, mais souffre par contre toujours de rhumatisme cervical. ;

Revue en avril 1940 on pratique un dosage de glutathion réduit qui donne 279 mgr.

Dans ce cas il y avait peut-être une légère insuffisance surrénale, mais également une insuffisance thyroïdienne. Le dosage du glutathion a montré qu'il n’y avait pas lieu d’intensifier le traitement surrénal mais, suivant les indications du métabolisme basal d’intensifier le traitement

thyroïdien.

OBSERVATION 5. — Mme A. janvier 1941. (Observation personnelle de Monsieur STEVENIN).

La malade âgée de 26 ans a été atteinte à 2 ans d’une

affection nerveuse indéterminée.

A 10 ans, elle a fait une congestion pulmonaire avec bronchite. Réglée à 13 ans, elle s’est ensuite très bien portée jusqu’à l’âge de 20 ans. Ayant notablement engraissé elle a réduit son alimentation et a beaucoup maigri. Les

règles ont disparu momentanément.

En 1935, elle se plaint de fatigue prononcée et persistante. On constate radiologiquement l’existence d’un léger voile au sommet pulmonaire droit.

Après un régime de réalimentation et un traitement par le Rhomnol et l’Apocalcium elle a repris 4 kilos en six mois, mais ultérieurement, elle a recommencé à maigrir. Elle a été alors examinée par plusieurs médecins qui ont fait des diagnostics différents:

Cholécystite, appendicite chronique, malade imaginaire. L’ablation de l’appendice trouvé sain en septem-

bre 1937, ne l’a pas améliorée.

On l’a traitée alors par des fortifiants multiples, des injections intra-veineuses de spécialités à base de fer, de la panglandine et même du mercure, sans résultats appréciables. En mai 1938, elle a fait une fausse couche

d’un mois et demi qui a été suivie d’un curetage.

Quelque temps après elle a présenté de l’aphonie puis

elle a toussé et expectoré.

En septembre une radiographie a montré une condensation pulmonaire qui s’est excavée peu de temps après. Il y à eu à partir de ce moment des bacilles de Koch

dans l’expectoration.

Elle entre au sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet, en octobre 1938, elle y reste jusqu’en novembre 1939.

Elle en sort très amélioré localement avec excellent état physique. (Augmentation de poids de 11 kilos), mais se plaint d’une fatigue extrême, de douleurs solaires avec vomissements, glycosurie légère avec glycémie normale.

Le Bordet Wassermann est négatif.

La tension artérielle au tensiophone est à 10-9.

Le réflexe oculo-cardiaque donne : 72-36-72. On pratique alors un dosage du glutathion réduit qui est à 47 mgr. par litre.

On traite alors par des injections de cystéine (0,10 cgr.). r

Dans ce cas il s’agissait d’une insuffisance surrénale

grave chez une malade atteinte par ailleurs de tuberculose pulmonaire.

Nous avons le regret de ne pas pouvoir indiquer ici le résultat du traitement opothérapique qui, en raison du peu de temps écoulé depuis son institution, n’est pas encore connu.

OBsERvATION 6. — Mile J. G... (Observation personnelle de Monsieur STEVENIN).

Suivie dès la première enfance. Toujours très nerveuse, elle souffre de légers troubles hépatiques assez fréquents.

Les parents sont tous deux des hépatiques.

En 1933, âgée de 14 ans, elle se trouve fatiguée après une croissance assez rapide. La tension est à 11 1/2 — 8. Améliorée par la cortico-surrénale, mais on note depuis une fatigue habituelle et l’ergographe montre une fatigabilité nette.

Le traitement surrénal est employé dès lors de la manière habituelle.

En 1934, la malade fait une crise de rhumatisme qui se répète dans les années suivantes et qui s’accompagne d’anémie et de recrudescence de fatigue.

La tension varie de 11 1/2 à 10 1/2 pour la maxima et de 7 à 8 pour la minima.

En mars 1937 on pratique un dosage du glutathion ré-

duit qui donne 157 mgr. par litre. A la suite on fait faire une série de cystéine qui l’améliore.

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Le 20 mai 1938 un nouveau dosage du glutathion donne 320 mgr.

Depuis cette époque, l’état est demeuré assez satisfaisant malgré la persistance d’une certaine fatigabilité qui est combattue par la prise périodique d’extraits sur-

rénaux. La malade, récemment a pu se marier.

Dans ce cas, il semble qu’il s’agisse d’une insuffisance surrénale modérée, dont les effets peuvent être combattus par un traitement suivi. Mais ce traitement sera probablement toujours indispensable si la malade veut mener une existence d’une activité normale.

OBSERVATION 7. — M. C..., 40 ans. (Observation personnelle de Monsieur STÉVENIN).

Consulte le 10 mai 1935 pour asthénie avec troubles dyspeptiques, estomac dilaté, et crises de diarrhée fréquente. Sa tension est de 11 1/2-7. Le réflexe oculo-cardiaque donne 60-48-60. |

Le 29 mai 1935, un traitement ayant été dirigé contre les troubles digestifs, la solution de Hayem, l’usage de poudres absorbantes améliorent l’état digestif, mais la fatigue reste aussi marquée. La tension est de 10 1/2 — 6 1/2.

En juillet 1936, devant la persistance del’asthénie qui constitue un obstacle considérable à l’exercice de la profession, on fait pratiquer un dosage du glutathion réduit du sang qui donne 118 mgr. par litre.

On donne de l’exosurrénine et on fait pratiquer une

série d’injections de cystéine. ;

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Le résultat est tout à fait remarquable. x Cet homme qui, depuis des années, se plaignait d’une fatigue contiñuelle a pu reprendre toute son activité.

En octobre 1936, la tension est de 11 1/2 — 7; Le glutathion réduit est monté à 147 mgr. par litre.

En juin 1937. La fatigue réapparait, le traitement avait été abandonné peu de temps après la disparition de l’asthénie. La tension est de 11 — 8.

Le réflexe oculo-cardiaque donne 60-36-60.

On reprend alors le traitement par les injections de cystéine et la cortico-surrénine.

Après plusieurs mois de traitement suivi, l’état peut être considéré comme normal et se maintient ainsi sans nouveau traitement depuis 1937 jusqu’à l’époque actuelle. Voilà donc un cas particulièrement typique d’asthénie due à une insuffisance surrénale diagnostiquée par la connaissance du taux de la glutathionémie et où la thérapeutique par la cystéine et la corticosurrénine ont obtenu

un résultat remarquable.

OBSERVATION 8. — Mille J. H... (Observation person-

nelle de Monsieur STEVENIN).

La malade âgée de 13 ans et demi est amenée à consulter en mars 1938 pour grande fatigue datant de plusieurs mois, et frilosité.

La queue du sourcil est peut fournie. Il existe par

contre une pilosité marquée sur la lèvre supérieure.

On fait pratiquer le dosage du glutathion réduit du

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sang qui donne 148 mgr. On prescrit une série d’injections de cystéine et des extraits surrénaux. A la suite de ce traitement, la malade se trouve améliorée, mais quelques mois après elle se trouve de nouveau assez fatiguée.

On refait à ce moment de nouvelles séries de cystéine.

En novembre 1938, le glutathion réduit est à 323 mgr. donc notablement au-dessus de la normale.

En septembre 1940, il y a une augmentation notable

du poids : 64 kg. 200.

Le métabolisme basal est diminué de 15 %.

On prescrit alors 0,20 cgr. d’extrait thyroïdien 3 jours par semaine. |

L'état ultérieurement est assez satisfaisant, mais la tendance à l’obésité persiste.

Il existait chez cette jeune fille une légère insuffisance surrénale, améliorée assez rapidement par la cystéine, mais on a constaté ultérieurement une insuffisance thyroïdienne légère qui existait probablement depuis longtemps et qui a nécessité l’adjonction de thyroïde au traitement.

Une sœur plus jeune a également une insuffisance thyroïdienne, son métabolisme basal est diminué de 21 % et probablement aussi une insuffisance surrénale légère, car elle est asthénique et hypotendue, mais le dosage de glutathion n’a pas été fait pour cette jeune fille.

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OBSERVATION 9. — Mme M... (Observation person-

nelle de Monsieur STÉVENIN).

La malade, âgée de 53 ans, consulte en octobre 1935 pour un goître dont elle a constaté l’existence un mois auparavant, assez gros avec des noyaux adénomateux. Depuis juillet, elle a pris 2 kilos.

Elle a le cœur régulier, on note un léger tremblement des extrémité, elle a des réflexes normaux.

Le Wassermann est fortement positif.

Son métabolisme basal est diminué de 19 Z.

La tension artérielle est de 10 1/2 — 6 17/2. On fait une série de quinby.

En décembre 1935, la malade se plaint d’une asthénie marquée.

Le Halo basal est diminué de 20,8 %.

On prescrit quatre jours par semaine 0,10 cgr. de thyroïde choay.

De plus, la malade devra subir une série d’acétylarsan.

En janvier 1936, Le goître a diminué, mais la malade se plaint toujours d’être assez fatiguée.

En mars 1936, la fatigue persistant malgré l’amélio-

ration du goître, on dose le glutathion réduit du sang qui donne 125 mgr.

Le métabolisme basal n’est plus diminué que de

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On continue à faire un traitement spécifique, des séries périodiques de muthanol et on y adjoint une série de cystéine.

En décembre 1936, l’état est satisfaisant, il n’y a plus de fatigue, le goître est à peine perceptible.

La malade est revue en mai 1938. Le métabolisme basal ést diminué de 2 % seulement. Comme elle se plaint encore d’un peu de fatigue, on fait pratiquer un dosage du glutathion réduit.

Il est élevé: 325 mgr.

Dans ce cas il y avait avant tout de l’insuffisance thyroï dienne avec goître chez une syphilitique. Le goître ayant disparu à la suite d’une traitement antisyphilitique, il persistait, malgré l’amélioration locale un état de fatigue persistante que ne faisait pas disparaître l’extrait thyroïdien.

La constatation d’un glutathion abaissé a indiqué un traitement par la cystéine qui a complété l’amélioration

de l’état de la malade.

OBSERVATION 10. — Mme S... (Observation person-

nelle de Monsieur STÉVENIN).

La malade âgée de 36 ans, vient consulter en janvier 1938 pour un goître datant de l’enfance, augmentant un peu depuis quelque temps. Elle se plaint aussi de crises de rhumatisme.

Depuis quelques semaines, elle est très fatiguée sans

cause appréciable et d’une frilosité marquée.

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Sa tension est de 11 1/2 — 8.

Son réflexe oculo-cardiaque donne 84-84-84.

Son métabôlisme basal est diminué de 22,9 %.

On fait pratiquer un dosage du glutathion réduit sanguin qui donne 138 mgr.

On prescrit alors de l’extrait thyroïdien et une série d’injections de cystéine.

La malade est améliorée en ce qui concerne la fatigue.

Il existait vraisemblablement chez cette malade une insuffisance surrénale légère associée à une insuffisance thyroïdienne. L’asthénie était peut-être due aux deux insuffisances endocriniennes et a pu être améliorée par le

traitement opothérapique double.

OBSERVATION 11. —— Mille P... (Observation person-

. , ë nelle de Monsieur STÉVENIN).

La malade, âgée de 25 ans, consulte pour la première fois en juin 1935. Depuis un an environ, le travail lui est

pénible alors qu'avant l’étude était facile.

Cette jeune fille qui prépare un concours difficile a dû se livrer à un effort intellectuel considérable. Plus jeune, la malade a souffert de crises d’asthme et de migraines fréquentes.

Elle est assez nerveuse.

Réglée à 15 ans, normalement quant à l’abondance et

la durée, mais avec une dysménorrhée très pénible.

La tension artérielle est de 10 1/2 max. —— 7 min.

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