‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 23 sur 27 · SAS ES · texte numérisé non relu

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Le réflexe oculo-cardiaque donne: 96-48-96.

L'ergographe montre une fatigabilité marquée.

Le glutathion réduit est à 158 mgr. par litre.

On institue alors un traitement par l’exosurrénine et la génatropine.

En octobre 1935, l'amélioration est notable, avec plus grande facilité de travail, plus grande force physique, la malade ayant repris trois kilos.

Elle s’est maintenue à un état satisfaisant pendant les années suivantes en prenant périodiquement de l’exosurrénine et en faisant faire quelques séries d’injections de cystéine.

En mai 1937, le taux du glutathion réduit est à 178 mgr. donc normal. La malade a repris une activité nor-

male.

OBSERVATION 12. — Mlle A. D... 21 ans. (Observa-

tion personnelle de Monsieur STÉVENIN).

Consulte en décembre 1938 pour fatigue extrême.

Le glutathion réduit est de 60 mgr. par litre.

Le métabolisme basal est diminué de 21 %.

La malade est traitée par l’exosurrénine et l’extrait thyroïdien.

En avril 1939, le glutathion réduit est remonté à 152 mgr. Cependant la malade se plaint toujours de fatigue, moins accentuée. On continue le traitement thyroïdien

et on adjoint une série d’injections de cystéine.

Par la suite l’état s'améliore encore notablement.

ee

OBSERVATION 13. — Mme S..., 48 ans. (Observation

personnelle de Monsieur STÉVENIN). —

Avril 1934. Mas fatiguée depuis longtemps, porteuse d’un léger goître. La malade se plaint d’être frileuse.

Le métabolisme basal est diminué de 23 %.

On ordonne alors de l’extrait thyroïdien.

En juin 1935, la fatigue a persisté malgré le traitement thyroïdien et s’est même un peu accentuée.

Le métabolisme basal est toujours diminué de 22 %.

On fait alors doser le glutathion réduit qu’on trouve de 125 mgr. par litre.

Traitée alors par l’exosurrénine et les injections de cystéine, le traitement thyroïdien étant continué, la malade voit son asthénie régresser et retrouve plus d’acti-

vité.

Dans ce cas, ainsi que dans le précédent, une association des insuffisances thyroïdienne et surrénale s’était produite. Le diagnostic en a été possible par des tests de laboratoire spéciaux pour chacune des deux affections, métabolisme basal et taux de la glutathionémie et les deux traitements opothérapiques combinés ont pu faire disparaître l’asthénie.

OBSERVATION 14. —— Mile V. A... 43 ans. (Observation personnelle de Monsieur STÉVENIN).

La malade vient consulter en avril 1937 pour trou-

bles nerveux, palpitations fréquentes, avec douleurs pré-

Sr et

cordiales. Bien réglée, elle est très maigre, elle a l’estomac dilaté et le rein droit mobile.

L’asthénie est assez marquée.

La tension est de 11 1/2 max. — 6 min.

Le réflexe oculo-cardiaque est de 96-36-96.

Traitée par le gardénal, la génésérine, la génatropine, elle revient en mai 1937 améliorée quant aux troubles nerveux, ainsi qu'aux troubles dyspeptiques, mais l’asthénie persiste.

La tension est de 11 1/2 max. — 8 min. au tensiophone Vaquez.

Le réflexe oculo-cardiaque est de 96-60-96.

On continue le même traitement en y adjoignant une série d’injections d’hématoporphyrine, et on fait doser le glutathion réduit qui est à 129 mgr. 5. :

Une série d’injections de cystéine améliore l’état général, la fatigue est moins marquée.

Il y a une reprise de poids.

En a 1938, la malade se plaint toujours d’asthénie mais moindre, et de troubles nerveux avec éréthisme cardiaque.:Le traitement par les sédatifs nerveux (gardénal, passiflore) est continué maïs on fait quelques séries d’injections de cystéine et on administre périodi-

quement de l’exosurrénine.

En mars 1939, le glutathion réduit est à 203 mgr. A ce moment, l’état général est plus satisfaisant. Le poids est passé de 42 kilos au début, à 46 kilos.

La malade se plaint encore de céphalée, de palpita-

tions, maïs la fatigue n’est plus aussi marquée, elle peut faire maintenant sans inconvénient d’assez longues promenades.

Il semble que chez cette malade il existait indépendammenñt de troubles nerveux avec palpitations et éréthisme cardiaque une insuffisance surrénale, dont dépendait l’asthénie. L’opothérapie surrénalienne a, sinon guéri, du moins très amélioré l’asthénie sans modifier sensi-

blement les troubles nerveux.

OBSERVATION 15. —— Roland B... (Observation personnelle de Monsieur STÉVENIN).

Ce garçon de 15 ans, après avoir été le premier de sa classe, travaille beaucoup moins depuis 4 ans. Il est peu communicatif, souvent fatigué.

Il est normalement développé pour son âge, ses organes génitaux sont normaux.

Sa tension est à 12 — 7.

Son réflexe oculo-cardiaque donne 84-48-84.

Son métabolisme basal est augmenté de 12,9 %. Le glutathion réduit est de 122 mgr. par litre. On prescrit une série d’injections de Gystoine. Le ré-

sultat de cette médication n’est malheureusement pas connu.

Néanmoins l’abaissement du taux du glutathion permet de supposer que l’asthénie surtout cérébrale de ce

jeune garçon était bien due à un hypofonctionnement des glandes surrénales.

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