‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 26 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

A l’inverse de la grande insuffisance surrénale, la maladie d’AppisoN, la petite insuffisance surrénale est une affection très fréquente. Après des travaux récents, elle est bien caractérisée et constitue aujourd’hui un syndrome clinique parfaitement déterminé, dans lequel l’asthénie constitue le fond du tableau. Il est cependant impossible au médecin de faire un diagnostic étiologique par le seul examen clinique du malade. Ainsi que le montrent nos observations, il manque la plupart du temps trop d’éléments au syndrome pour permettre au médecin de le reconstituer. Aucun signe n’est capable à lui seul de mettre le médecin sur la voie du diagnostic, à plus forte raison de l’affirmer. La mélanodermie, apparaissant au cours d’un syndrome asthénique, comme c’était le cas chez la malade de notre observation III serait peut-être plus évocatrice de l’insuffisance surrénale mais ce signe est extrêmement rare et nous considérons comme une coïncidence heureuse d’avoir pu en présenter un cas parmi

nos dix-huit observations.

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De plus nous avons vu que le syndrome présenté par nos malades est souvent très fruste, et que ce n’est 9 x “ . hé û Re qu'après plusieurs mois, alors que les thérapeutiques usuelles de l’asthénie avaient échoué, que l’on a été

amené à soupçonner la petite insuffisance surrénale.

Enfin dans plusieurs de nos observations, on peut remarquer qu’il existait, associée à cette dernière, une insuffisance thyroïdienne qui était souvent diagnostiquée la première. On s’étonnait alors de voir persister l’asthénie malgré le traitement par les extraits thyroïdiens. On peut donc considérer comme très précieux ce test du dosage du glutathion réduit du sang pour arriver à déterminer exactement la part qui re-

vient, dans ces cas si complexes, à la glande surrénale.

Nous avons, au cours de la partie de notre étude consacrée au côté chimique de la question, insisté sur le fait que ces dosages du glutathion réduit du sang devaient pour donner des renseignements utiles, être exécutés suivant certains conditions parmi lesquelles le choix du déféquant, la température, la durée de la manipulation avaient une importance toute particulière.

Il convient par conséquent de confier ces dosages toujours au même chimiste du moins en ce qui concerne un malade déterminé, car si la connaissance du

taux de la glutathionémie est indispensable pour éta-

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