‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 27 sur 27 · ÉLUS. DO · texte numérisé non relu

ÉLUS. DO

blir le premier diagnostic, il est au moins aussi intéressant de suivre les variations de ce taux au cours du traitement pour en connaître les effets, et si le malade, comme c’est le cas dans quelques-unes de nos observations, à interrompu le traitement pendant une longue période de son propre chef, pour savoir où il en est de son insuffisance surrénale. C’est ainsi que

chez une de nos malades qui avait présenté une asthénie due vraisemblablement à deux insuffisances endo-

criniennes, thyroïdienne et surrénale, et qui ayant interrompu son traitement d’elle-même était revenue au bout d’un an et demi souffrant encore un peu d’asthénie, le dosage du glutathion réduit du sang montrait

que les glandes surrénales n'étaient plus en cause.

Mais pour attribuer une réelle valeur à ce chiffre, il

fallait que la technique employée fut exactement la même que celle des examens antérieurs.

Lorsque cette condition essentielle est remplie, la connaissance du taux du glutathion réduit du sang est sans conteste à l'heure actuelle, le meilleur moyen d’af-

firmer si oui ou non les glandes surrénales sont en

‘causes dans un syndrome d’asthénie qu’on soupçonne

être en rapport avec une hypoépinéphrie.

Les autres tests de laboratoire ont, comme nous l’avons vu, des inconvénients assez sérieux. L’ergographie utilise un appareil important, coûteux, fragile.

Ses résultats ne sont pas toujours faciles à interhréter,

et de plus cette méthode est inapplicable à beaucoup de malades. Nous ne reviendrons pas sur l’interférométrie ni sur l’hypoglycémie. Nous avons exposé les raisons pour lesquelles nous devons renoncer à ces tests dans la pratique courante.

Au contraire on ne peut reprocher au test du glutathion d’exiger un appareil compliqué ou des produits rarissimes. C’est évidemment une manipulation délicate, mais que tout chimiste entraîné est capable d’exé-

cuter dans un laboratoire convenablement outillé.

Il nous semble donc devoir avant tout rendre hommage aux chercheurs qui ont établi la relation existant entre le taux du glutathion réduit du sang et la qualité du fonctionnement des glandes surrénales. Grâce à ce dosage, il est désormais possible de chercher et de trouver dans la foule des asthéniques, ceux dont l’activité musculaire et neuropsychique est diminuée par suite d’un hypofonctionnement de ces glandes, et par là même de leur apporter, sinon toujours la gué-

rison, au moins la possibilité de retrouver une activité

normale.

Vu Vu Le Doyen : Le Président de la Thèse :

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