‹ De l'intérêt du dosage du glutathion réduit du sang pour le diagnostic de certaines asthéniesChapitre 8 sur 27 · TE · texte numérisé non relu

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Le résultat négatif de l’interrogatoire et de l’examen clinique du malade permet d’éliminer toutes les causes ordinaires de l’hypotension: cardiopathie, tuberculose pulmonaire, maladies infectieuses diverses, les états de choc, le syndrome d’hypertension portale et toute espèce de cachexie. |

On sera alors appelé à évoquer l’insuffisance surrénale, mais la constatation d’hypotension durable ne saurait suffire à faire poser le diagnostic. D’où l’intérêt de tests de laboratoire, et en particulier de celui qui fait l’objet de notre étude.

Les études modernes ont montré que, si la plupart des glandes endocrines contribuent à maintenir le tonus vasculaire, ce sont surtout les surrénales qui prédominent dans cette fonction, en maintenant la stabilité de la tension artérielle aux environs des chiffres normaux.

SCHNEIDER conclut que: « Lorsque une hypoten-

sion artérielle ne représente pas un. phénomène pas-

sager, quand elle prend par son état de permanence

et son degré la valeur d’un symptôme majeur dans un

état morbide, le champ des hypothèses se trouve subi-

tement restreint. »

La tuberculose confirmée, la maladie d’ADDIsoN, l'insuffisance surrénale pure constituent en effet les trois affections hypotensives par excellence. L’insuffsance surrénale reste seule à discuter chez des malades qui ne sont ni tuberculeux, ni addisoniens ou l’absence de mélanodermie permet d'éliminer cette dernière maladie. Les lipothymies et les syncopes sont fréquentes chez ces sujets. Elles peuvent être provoquées par une cause minime, comme la compression des yeux au cours de la recherche du reflexe oculo:cardiaque. Elles se voient encore après un effort physique ou intellectuel, au cours de la période de fatigue intense qui en résulte. L’intensité du phénomène va du simple ver-

tige à l’état de mal lipothymique.

Ces pertes de connaissance s’accompagnent d’une chute de la tension artérielle. On peut penser que le facteur étiologique prédominant est une brusque perturbation vaso-motrice déterminant une chute de la tension artérielle mais leur constatation doit faire pen-

ser à une insuffisance surrénale.

Le pouls, petit, rapide instable, dépressible avec

de: LAS

des crises de tachycardie au moindre effort doit éga-

lement y faire penser.

Ces malades souffrent souvent de constipation

chronique, avec parfois de courts épisodes diarrhéi-

DCE 7 l

ques.

Ils présentent des signes de stase intestinale : leur langue est saburrale, leur haleine mauvaise, et ils se plaignent d’une anorexie matutinale.

Ils se plaignent fréquemment d’une douleur spontanée et permanente de la fosse iliaque droite, qui s’exacerbe 4 à 5 heures après le repas de midi et qui est en rapport avec une distension coecale par relàchement des fibres musculaires de la tunique musculeuse intestinale qui participent à la dystonie générale. Le malade craint l’appendicite, et souvent le médecin lui aussi s’en inquiète et fait appel au chirur- ‘gien.

La stase intestinale exalte la virulence des germes, hôtes habituels de l’intestin d’où de fréquentes réactions hépatiques, se manifestant par la congestion du foie qui est un peu gros avec un bord inférieur douloureux. La persistance de cette congestion peut, à la longue, déterminer une hépatite chronique avec signes d'insuffisance hépatique plus ou moins grave.

Rarement on observe de la mélanodermie au cours

de la petite insuffisance surrénale. Pour LANDoOuzY et

Are

Léon BERNARD, le syndrome mélanodermique serait causé par l'insuffisance fonctionnelle de l’appareil sympathico-surrénal. Ce serait dans ces cas que l’on verrait parfois la maladie évoluer vers le syndrome ad-

disonien.

Les troubles génitaux se résument chez l’homme en inappétence sexuelle sans atrophie testiculaire, et chez la femme en une frigidité plus ou moins complète, irrégularité et peu d’abondance des règles, et

souvent stérilité.

Enfin, chez ces sujets, la recherche du reflexe oculo-cardiaque qu’on doit pratiquer systématiquement dès qu’on soupçonne l’hypoépinéphrie montre chez presque tous une remarquable tendance à la vagotonie. Chez certains d’entre eux, la compression des yeux provoque une diminution du nombre des pulsations qui peut aller jusqu’à la réduction de moitié. Le ralentissement du pouls ne cesse pas aussitôt après

mais peut durer jusqu’à trois minutes et revient len-

tement à la normale.

Chez certains malades la compression peut s’accompagner de contractions musculaires hypertoniques et généralisées, durant peu et suivies d’une période de dépression avec ralentissement considérable du pouls

et microsphygmie ; ce fait est d’ailleurs extrêmement

rare.

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