‹ De L'Intervention Chirurgicale dans le Cas de Hernies Ombilicales AdhérentesChapitre 15 sur 24 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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Description succinte de quelques procédés h opératoire. — Omphalectomies.

Si certains chirurgiens s’'exagèrent encore les .contre-indications de la cure radicale dans le cas de - grosses hernies ombilicales adhérentes, il faut reconnaître pourtant que cette opération est généralement admise.

Nous n'avons pas l'intention de passer en revue É Jes nouvelles méthodes que lantisepsie a permis de tenter. Après avoir rappelé l'insuffisance d’une simple kélotomie ou d’une cure radicale incomplète, nous dirons quelques mots des procédés opératoires les plus fréquemment suivis de nos jours; nous décrirons ensuite l'intervention qu’il nous a été donné de voirtrès heureusement pratiquée et dans laquelle des observations cliniques nous permettent d’avoir confiance. Si le chirurgien se décide à intervenir, c’est évidemment à une intervention radicale qu’il doit s'adres- .ser. Si la simple kélotomie, rappelant le manuel opératoire des anciens, ne parvient pas bien souvent, même dans le cas de petites hernies, à donner des résultats définitifs, à plus forté raison en sera-t-il Y- mea ainsi, quand il s’agira de grosses hernies adhérentes :

une récidive est toujours à craindre après une opéra

D es

tion incomplète. Il est du devoir des chirurgiens de prendre toutes les précautions pour assurer une guérison durable : M. Lucas Championnière insiste sur cette récommandation. « La cure radicale, à dit un maître éminent, n’est pas de la chirurgie pour tout le monde. » « Si plusieurs en nient l'efficacité, c’est, ajoute M. Lucas Championnière, qu’ils la font trop incomplètement pour qu’il leur soit possible d'obtenir des résultats sérieux et définitifs ; la cure radicale ne paraît pouvoir être pratiquée couramment que par des chirurgiens rompus à la chirurgie abdominale. »

Pendant de longues années, les succès furent médiocres, les récidives fréquentes. En 1866, M' le professeur Duplay écrivait : « La guérison des hernies ombilicales au moyen de bandages est exceptionnelle chez l'adulte, et, à ce seul point de vue, on peut dire qu’une opération de cure radicale est peut-être indiquée ; on peut la tenter dans certains cas. » Cette phrase exprime la plus grande réserve ; elle dénote une bien faible confiance.

A l'apparition de la méthode listérienne renaît l'initiative chirurgicale. Riésel, Nüsbaum, Czerny, Socin proposent des interventions plus complètes que celles pratiquées jusqu'alors; quoique imparfaites, leurs méthodes donnent souvent des guérisons défiaitives. Voici en quelques mots, d’après la thèse de Mestral (de l'opération radicale de la hernie ombilicale ; Lausanne 1881), comment opère Socin :

Après dissectisn, isolement et ablation du sac, il excise l’épiploon adhérent, préalablement divisé en

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tronçons qui sont liés avec des fils de soie ; ces pédicules réduits, il avive l'anneau fibreux, ferme la plaie par trois plans de suture, le premier péritonéal, le Second aponévrotique, le troisième cutané. M. Segond pense que l’avivement de l’anneau n’est pas toujours nécessaire, € Il faut, dit-il, aviver l'anneau, si on à pu séparer le collet du sac ; si cette dissection n’a pu se faire, il ne faut pas aviver.» M. Berger conseille, après ablation du sac jusqu’au delà de son collet avec ligature de ce dernier et suture du trajet herniaire, Pavivement des bords de l'anneau. MM. Tillaux et

4 | Terrier partagent cette opinion; ils traitent la plaie

LENS faite par la cure radicale d’une hernie ombilicale, {URSS comme une plaie de laparotomie.

æ Avant de décrire l'omphalectomie, nous résume- Fe rons le procédé opératoire de M. Lucas Champion- 4 nière, dont l'autorité est si grande en pareille quesà tion.

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