‹ De L'Intervention Chirurgicale dans le Cas de Hernies Ombilicales AdhérentesChapitre 20 sur 24 · TA · texte numérisé non relu

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excision de l'épiploon ; il fallut en laisser des parties adhérentes au sac.

Rentrée difficile de l'intestin; un débridement de l'orifice qui était large comme une pièce de 5 francs, fut nécessaire, pour permettre la réintégration du gros intestin dans l'abdomen.

OBSERVATION VII (inédite)

Hernie ombilicale volumineuse el adhérente. Accidents répétés ; cure radicale, guérison par le docleur A. Malherbe, professeur à l'Ecole de médecine de Nantes.

Le 24 septembre au soir, je suis appelé par le docteur Pérochaud près de madame H.,., âgée de 55 ans, Il y a :4 ans à la suite d’une couche, madame H... remarqua une petite hernie ombilicale. Cette hernie qui ne fut jamais bien contenue, grossit peu à peu. Dans ces dernières années, notre malade a présenté trois ou quatre fois, (il est difficile de la faire préciser) des accidents d’étranglement passager, douleurs, vomissements, etc. Depuis quelques jours est survenue une série d'accidents plus menaçants ; à dater du 24 septembre, vomissements répétés, plus de selles, ni matières, ni gaz. Depuis deux jours le docteur Pérochaud insiste vainement pour faire accepter une intervention chirurgicale. Enfin le 24 septembre, les vomissements bilieux se multiplient, l'état parait s’aggraver : à dix heures du soir on me fait appeler.

Vers 10 heures 1/2 je vois la malade qui est beaucoup mieux depuis une piqûre de morphine que lui a faite le docteur Pérochaud. Le pouls est largè, la face n'est pas grippée, les douleurs ont disparu.

L'état local est le suivant: l'ombilic très creux, au

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moins 3 centimètres, se présente sous forme d'une fente courbe à concavité inférieure. Au dessous de cette fente, on sent une tumeur assez volumineuse constituée par une hernie. dans laquelle il y à manifestement de l'intestin. Toute réduction est impossible. Madame H... effrayée par Ja tournure qu'ont pris les accidents, consent à une opération. Les symptômes menaçants ayant disparu gràce à la

morphine, nous la remettons au lendemain ; nous jugeons qu’elle sera laborieuse. Nons faisons transporter madame H.., dont l'appartement est très sombre, dans une maison où nous aurons toute la clarté et tout l’espace n ÉCOSSAIS;

Le 25 septembre, nous procédons à l'opération avec l'aide du docteur Pérochaud et de M.H. Malherbe, interne à l'Hôtel-Dieu de Nantes, chargé du chloroforme. Après une antisepsie soignée, nous faisons une incision médiane de huit centimètres environ, partant de l'ombilic et descendant vers le pubis. Nous tombons tout de suite sur,le sac qui n'est séparé de la peau que par une très mince couche de graisse. Le sac est ouvert. Il contient gros comme le poing d'épiploon et une anse d'intestin. Ce sac présente une paroi formée de petites bandelettes fibreuses nacrées, entrecroisées dans tous les sens et visibles à travers la séreuse, ce qui donne à cette paroi un aspect curieux et vraiment élégant. L'épiploon offre de très nombreuses,adhérences avec la paroi du sac et une adhérence très importante avec l'anse d'intestin grèle que l'on voit au fond de la plaie. La dissection en est fort pénible. I1 fautlier à la soie, en 6 chefs au moins, le large pédicule de l’épiploon avant de le couper. Après nous être assurés qu'aucun de ces moignons ne saigne, nous essayons de réduire. Alors nous constatons qu il existe encore une adhérence épiploïique ; nous la coupons entre deux ligatures. La réduction peut dès lors être faite à travers l’an-

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neau qui mesure de 2 112 à 3 centimètres de diamètre et -qui est bien l'anneau ombilical.

Nous procédons ensuite à la libération du sac. Cette manœuvre est encore assez laborieuse ; elle s'exécute bien sur les côtés, mais on est gêné en bas par le cordon -des vaisseaux ombilicaux, en haut par l’adhérence et la minceur de la peau du nombril. De plus, la malade étant très grasse, nous travaillons au fond d’un entonnoir de 7 à 8 centimètres de profondeur. Nous ne réussissons pas à attirer le sac en dehors de l'anneau. Nous faisons une suture du sac en bourse, puis une sorte de capitonnage et nous refoulons le petit moignon ainsi obtenu au-dessous de l'anneau que nous recousons très solidement au catgut. Nous faisons ensuite une suture de la graisse, puis une suture de la peau par 3 points profonds et une quinzaine de points superficiels. Pansement à l'iodoforme. Durée de J'opération : 2 h. 112.

Le soir, pouls 100 ; la malade se trouve très fatiguée. Elle n'a pas vomi dans la journée. Grog glacé, champagne,

Lundi 26 septembre. 2° jour.

Le matin, P. 110. TA 38°%5.

A #h. P. 114. TA 38°7.

A 9 b. soir P. 116. TA 38°2.

Le ventre assez ballonné le matin est plus souple le soir. La respiration est gênée, il y a des nausées, des efforts pour vomir. Le phénomène qui prédomine est la nausée qui n’est point calmée par une potion de menthol. À 9 heures, on fait une piqûre de morphine. La malade a rendu des gaz par l'anus à différentes reprises. La physionomie est fatiguée ; la voix est bonne, nullement cassée. Mardi 27 septembre, 3° jour.

À 8 heures 14/2 matin T. A. 37° 8.

A 8 heures 1/2 soir T. A. 38° 3.

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Le pouls varie de 408 à 444 avec des irrégularités ; les ;

pulsations viennent trois par trois; entre chaque groupe de 3, il y a un arrêt.

Vers 9 heures 1/2 du matin on donne un lavement purgatif de 300 grammes, avec 8 grammes de séné et 25 grammes de sulfate de soude. Vers 10 heures le lavement est rendu seul.

Vers midi madame H..… rend des matières dures et molles mêlées:; de 4 à 3 heures du soir, nouvelle garderobe. L'état est visiblement meilleur. Il y a toujours des nausées, des vomissements de salive et de glaires, des émissions nombreuses de gaz par la bouche et par l'anus. Le soir on donne un lavement glycériné.

Mercredi 28 septembre, 4° jour.

La malade n'ayant pas eu de piqûre de morphine a passé une nuit très agitée: elle a été à la selle vers 3 heures du matin.

Pouls à 8 heures 1/2 : 104 à 408 ; T. À. 37° 3.

le soir : 102 à 104; T. A. 3705.

Il y atoujours beaucoup de nausées. La malade est impatiente ; elle veut qu’on la change de lit, ce qui est fait.

Lavement boriqué et glycériné.

Jeudi 29 sept. 5° jour.

Pouls 90-96 T. A. 37° 5.

Beaucoup mieux, ventre souple et indolore. Il ya encore quelques nausées, même lavement.

Vendredi 30 sept. 6° jour.

On donne 40 gr. d'huile de ricin : 4 selles dans la journée.

Pouls 80 à 96. T. A. 38° le matin.

T:A.38%3\le soir.

Nous n'avons pas saisi la cause de cette légère ascen-

sion du thermomètre.

D 2 M D nr W

Samedi 1°° octobre, 7° jour.

La malade est très bien. Elle mange un peu.

Pouls le matin 78. T, A. 37° 4.

le soir 88.'T. A. 37°5.

Disparition totale des nausées.

6 octobre 40° jour. |

Ablation à la cocaïne de trois loupes du cuir chevelu.

42 octobre 18° jour.

La malade se lève depuis hier ; elle est parfaitement bien.

13 octobre 19° jour.

M°° H... munie d'un bandage retourne chez elle.

27 octobre: nous avons eu de ses nouvelles ; elle est <omplètement rétablie.

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