CHAPITRE I. — Indications et contre-indications opératoires
Les résultats généraux des opérations faites jusqu'à ce jour sont en faveur de l'intervention. Que signifie dans l'espèce cette expression : gaérison ? Durée de la survie des opérés. Presque toutes les opérations ont eu pour résultats immédiats la cessation des hémorrhagies et des douleurs. L'intervention est moins» meurtrière chez la femme que chez l'homme. La survie est aussi plus longue chez la femme. La mortalité des opérés est plus grande dans le bas âge et ta vieillesse que dans la période moyenne de la vie. Conclusions tirées de ces résultats généraux • . 76
Indications et contre-indications locales : on peut opérer toute tumeur bien nettement mobile et pédiculée, même en l'absence d'hêmorrhagies abondantes et de douleurs intenses, on doit opérer toute tumeur pédiculée s' accompagnant d'hémorrhagie, de douleur. On ne doit toucher aux néoplasmes infiltrés, sessiles, que la main forcée par : des hématuries profuses, des douleurs intolérables, de la rétention d'urine. Les tumeurs impalpables ne seront opérées que si elles donnent lieu à des hémorrhagies rebelles, à des douleurs intolérables •••••• • ••••». 80
La généralisation du cancer de la vessie 'possible, mais rare, est ici comme ailleurs une contre-indication formelle à Topération. La cystite ne contr'indique pas l'intervention. Il en est de même des lésions non aiguës des reins. Les adhérences de la vessie dégénérée aux autres organes du petit bassin interdisent toute opération curative, mais alors même U est permis quelquefois d'avoir recours à une opération palliative: boutonnière sus-pubienne ou périnéale. . , , » , 84
A quel moment de l'évolution des néoplasmes vésicaux convient-il
^ loi —
d'intervenir? Les hématuries dans les cas pressants ne doivent pas faire différer Topération. Le meilleur hémostatique c'est l'ouverture de la vessie , • . B7
CHAPITRE II. — OPÉRATIONS PRATIQUÉES DANS LES DEUX SEXES DANS LE BUT SOIT D'eXPLORER DIRECTEMENT LA VESSIE SOUPÇONNÉE ATTEINTE d'uN NÉOPLASME, SOIT d'eXTIRPER CE NÉOPLASME 89
Section /. — opérations exploratrices 89
A, Exploration chez la femme, — Elle se fait par la dilatation de Turèthre qui est une excellente opération, sous certaines conditions. On doit endormir les malades. Le doigt est le meilleur dilatateur lorsqu'il ne s'agit que de Texploration. Procédé de Stein. 91
B. Exploration chez Vhomme — Quelle est la meilleure voie à suivre pour arriver dans la vessie. Sir Henry Thompson, Whitehead et PoUard préfèrent la voie périnéale. Manuel répertoire de Thompson. Appréciation de cette méthode; elle est infidèle, impraticable en quelques cas et quelquefois dangereuse. Thompson luimême avoue avoir eu des accidents. Whitehead et Follard, tout en l'admettant, sont moins enthousiastes. Les données de l'anatomie chirurgicale démontrent l'impossibilité frjéquente d'une semblable exploration. L'incision hypogastrique est bien préférable. Raisons propres à rassurer les chirurgiens qu'effraierait une semblable proposition •. • . . 92
Section II, — OPÉRATIONS d'extirpation 102
A. Opérations (Veoctirpation chez la femme. - La voie naturelle, c'est-à-dire le canal de l'urèthre, est le chemin de prédilection pour agir sur les tumeurs intra-vésicales. Elle ne donne qu'une mortalité approximative de 10 p. cent. L'ouverture de la vessie par un procédé quelconque donne de bien moins beaux résultats. Quant aux procédés d'exérèse eux-mêmes, ils sont très variables : grattage, curage, arrachement simple ou combiné à la torsion, ligature, écraseur, ciseaux. Description sommaire d'une opération d'extirpation de tumeur de la vessie chez la femme. Opération de cjstotomie vaginale par Simon et Norton 103
B. Opérations d'extirpation chez Vhomme. — Résultats généraux de l'intervention chez l'homme. La mortalité bien plus grande que chez la femme doit être imputée plutôt aux circonstances particulières dans lesquelles on est intervenu qu'à l'opération ellemême. L'incision hypogastrique et la boutonnière périnéale endossent à leur passif les cas de mort. Cela s'explique par ce fait qu'elles ont été plus souvent employées que les autres. Parallèles des deux opérations rivales. L'avantage reste à Tincision hypogastrique. Elle est adoptée par MM, Bazy, Monod, Guyon. Ses résultats dans les cas où elle a été pratiquée jusqu'ici. Description
de Topération de l'incision hypogastrique pour l'extirpation d'un néoplasme. Procédé de M. Guyon pour maintenir béant Torifice yésical. Traitement du pédipule. Phénomènes qui se passent après Topération : disparition constante du sang des urines. Doit-on les tubes-siphons de la plaie hjpogastrique? Cas où Ton doit favoriser la cicatrisation de la plaie yésicale. Cas intermédiaire.
Cas où Ton doit maintenir béante la fistule 113
Section III, — extirpation des néoplasmes sessiles, résection