‹ De L'Intervention Chirurgicale Dans Les Tumeurs De La Dure-MèreChapitre 12 sur 35 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

L'évolution spéciale des tumeurs de la dure-mère permet de leur distinguer deux périodes. Dans une première période, la tumeur est intra-crânienne et se comporte exactement de la même façon qu'une tumeur cérébrale, qu'un tubercule, une gomme ou bien un sarcome. Dans la seconde, elle devient extra-crânienne avec base d'implantation ou intra-crànienne.

Cette base d'implantation ou pédicule, reste la même quel que soit le degré d'évolution de la tumeur et on peut facilement concevoir qu'au point de vue chirurgical, l'excision de cette base d'implantation est indispensable pour obtenir la disparition du néoplasme.

« L'ablation des parties osseuses du crâne est assez fréquente, il n'en est plus de même lorsque le chirursien est obligé d'enlever la dure-mère, sous-jacente, et surtout lorsque la résection doit comprendre en outre

une partie d'un repli de cette dure-mère ».

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Couronnet

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IL importe donc que le chirurgien soit bien prévenu, soit bien fixé sur l'étendue possible et sur l'étendue probable du pédicule dans les tumeurs de la dure-mère, pour ne borner l'intervention qu'aux limites indispensables, et se mettre autant que possible à l'abri des récidives qui seraient fatales et rapides, si une portion quelconque de la base d'implantation était laissée en place. Li te

Cette notion de « l'étendue du pédicule » pourra

peut-être se déduire de la situation anatomique de la tumeur » mais surtout de l'étendue apparente de la portion intra-crànienne de la tumeur ».

En effet, au point de vue anatomique, on sait que la dure-mère crânienne adhère surtout aux crêtes osseuses et aux sutures crâniennes. La tumeur en se développant décolle la dure-mère d'autant plus facilement qu'elle est moins adhérente, de sorte que les adhérences physiologiques de cette dernière pourront dans certains cas servir de limites à l'extension du néoplasme. On conçoit par exemple qu’une tumeur développée au niveau d’un des pariélaux rencontre pour limites à son extension les adhérences de la duremère aux sutures de cet os. Peut-on conclure de là que le pédicule du néoplasme présente la même étendue que l'os lui-même ? Assurément non.

La limite des sutures sera en quelque sorte une limite maximum, en admettant qu'à aucun moment le décollement dure-mérien ne puisse se faire au niveau de ces sutures,

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