‹ De L'Intervention Chirurgicale Dans Les Tumeurs De La Dure-MèreChapitre 13 sur 35 · EL419/L · texte numérisé non relu

EL419/L

L'étendue apparente de la portion intra-crânienne, fournira des renseignements les plus précis, que la tumeur soit sessile en totalité, qu'elle ait au contraire une partie réfléchie et soit par suite pédiculée, on sera certain de dépasser les limites du mal en excisant une portion de la dure-mère ayant la même étendue que la portion apparente de la tunieur. Cette vaste excision sera suffisante. Sera-t-elle nécessaire ? Là se pose la question de savoir si la tumeur dure-mérienne est pédiculée ou sessile : dans le premier cas, l’excision, telle que nous la conseillons et telle que nous l’avons entendue conseiller, serait trop étendue, tandis qu'elle serait exactement suffisante dans le second ; il nous paraît impossible de trancher le différend avant que des examens nombreux aient été faits dans cet ordre d'idées. Dans le cas de sarcome angiolithique que nous rapportons, il a semblé à M. Delagénière que la tumeur avait une portion réfléchie et présentait à son centre une partie beaucoup plus adhérente, une sorte de pédicule qui en rendait la séparation assez difficile à ce niveau. Cette manière de voir a reçu une confirmation complète dans l'étude anatomo-pathologique et histologique qu'en a fait M. le D" Pilliet qui à parfaitement reconnu le point d'implantation du néoplasme.

Ces conditions sur l'étendue du pédicule nous amènent à conclure en faveur de l’excision large de la dure-mère, dans une étendue minimum au moins

égale à la partie intra-crânienne de la tumeur; ce qui

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