‹ De L'Intervention Chirurgicale Dans Les Tumeurs De La Dure-MèreChapitre 6 sur 35 · APERÇU HISTORIQUE · texte numérisé non relu

APERÇU HISTORIQUE

L'histoire de la trépanation a été bien exposée dans plusieurs traités, entre autres ceux de MM. Lannelon-

gue, Lucas-Championnière, et dans les articles des dictionnaires classiques et ouvrages de chirurgie,

Comme opération chirurgicale pure, l'ancienneté de la trépanation n'est pas contestée mais c’est à la fin du

siècle dernier qu'elle a pris de l'extension avec la

découverte des localisations cérébrales.

On trépanait au xvi‘, au xvn° siècles. En effet, en

1695 Grossmann cité par Haller pratiqua une trépana-

tion pour une tumeur des méninges, il borna là son

ri. la tumeur s'élimina par lambeaux, et la He fut complète après le quatrième mois.

En 1750, Volprecht faisait part d'une observation semblable dans laquelle la tumeur fut laissée en place. Dans le courant du xix° siècle, vers 1835, Bérard OU une malade d’une tumeur de la dure-mère,

une large brèche était nécessaire pour l'ablation de

cette tumeur, et la malade mourait douze heures après. A peu près vers la même date, Dupuytrenfit la première extirpation de tumeur intra-cränienne, malheureusement l'opéré succomba au bout de quelques jours.

À cette époque. l’antisepsie n'existait pas, les malades succombaient souvent par infection, d'autre part les chirurgiens opéraient peu au niveau du crâne, mais petit à petit la chirurgie cérébrale allait entrer dans une ère nouvelle de progrès. |

Les succès obtenus à la suite des ablations de tumeurs méningées allaient se multiplier. Pecchioli opérait un fongus de la dure-mère avec un plein succès.

Citons comme mémoire, les opérations de Mac Ewen en 1878, de Langenbuch, et de Kuester en 1881.

Bientôt Czerny et Pauly enregistraient de nouveaux succès.

Ces résultats joints chaque jour aux progrès incessants de l’antisepsie, aux découvertes de Hitzig, de Ferrier, aux travaux de Broca, de Charcot, devaient donner de l'audace et enhardir les chirurgiens. En 1878 M. Lucas-Championnière fit paraître une étude sur la trépanation guidée par les localisations, où il donnait plusieurs observations et fournissait une méthode de cràniotopographie fort usitée en France.

En 1885 Roberts montre jusqu'où peut aller la chirurgie cérébrale et en proclame bien haut l'innocuité.

À partir de ce moment, les travaux se succèdent sans : interruption. Birdsall, Mackay, Bergmann, Naucrède,

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En 1894 M. Lucas- -Championnière publiait les résul-

2 tats intéressants de 64 cas de panaton

= M. le Professeur Poirier fit à peu près à la même

| époque une étude sur la topographie crâänio-cérébrale. M.le De Chipault dans un ouvrage d'ensemble sur

: brales opérées. Dans ses leçons de clinique chirurgi- cale M. le Professeur Terrier a insisté sur les progrès > accomplis en chirurgie cérébrale,

C'est surtout en Angleterre que cette partie de la chirurgie s'est développée sur une grande ligne, en Allemagne et en France aussi, « mais les travaux

les nombreux cas dans lesquels il a dû intervenir et les résultats qu'il a obtenus le mettent à la première , place dans la chirurgie du système nerveux ».

12 : la chirurgie du système nerveux, nous à indiqué les. . procédés “opératoires employés, et nous a fourni une statistique très intéressante des cas de tumeurs céré-

remarquables du chirurgien d’ Outre-Manche, Horsley, .

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