PICOT, Un Devoir social
RAFFALOVICH, Logements ouvriers.
sent énergiquement la construction par l'Etat. La question, suivant eux, ne peut ètre résolue que par l'adoption du régime collectiviste où l’ouvrier possédera son habitation. — Les économistes allemands, dans leurs congrès, n'ont pas cessé eux aussi, de repousser la construction par PEtat. Au contraire la Verein für Social Politick, fondée en 1872, association des socialistes de la chaire, à la suite d’une enquête faite en 1885-1886, s’est prononcée, sur le rapport de M. Miquel, en faveur de la construction par l'Etat, sans condamner toutefois l’initiative privée, à l’efficacité de laquelle elle ne croit pas.
Dans les Pays-Bas', autour de la plupart des villes, on voit s'élever de longues files de petites maisons où logent les ouvriers. Amsterdam était demeurée longtemps étrangère à ce mouvement, Mais depuis quelques années des compagnies ont construit autour de cette ville un grand nombre de petites maisons saines qui constituent un progrès très considérable.
En Suède, il existe un grand nombre de sociétés s’occupant de la construction de maisons ouvrières, sans intervention de l'Etat.
Le premier mouvement en faveur des logements ouvriers à New-York? date de 1867, époque à laquelle fut votée la loi sur les constructions. Un journal, The Sanitary Engineer, mit au concours, en offrant un prix de plusieurs milliers de francs, le meilleur plan d’une maison pour pauvres; l’une des conditions essentielles du con-
cours était que la maison devait produire au propriétaire