‹ De l'intervention de l'État en matière d'hygiène publiqueChapitre 136 sur 161 · PICOT, Un devoir social · texte numérisé non relu

PICOT, Un devoir social

ouvrières, tout a été appliqué avec la persévérance et l'activité qui sont les qualités de la race.

Le mérite d'avoir attiré l'attention publique su la question du logement en Allemagne! revient à M. Huber, vers 1840. Depuis, les congrès des économistes allemands se sont toujours occupés de la question. Nulle part d’ailleurs le mal n'était plus aigu. C'est le seul pays d'Europe où la statistique officielle ait été obligée de faire place aux « demi-hts », les ouvriers s’associant pour diminuer leurs frais.

L'État, il faut le reconnaitre, avait donné l'impulsion à ce mouvement. Dans les mines dont il a conservé l’exploitation, il a fait construire des maisons qui ont changé les conditions morales et hygiéniques des mineurs; il a organisé tout un système de primes pour exciter le mineur à construire lui-mème son foyer. L'exemple a été partout imité. Dans la vallée du Rhin, aussi bien que dans la partie orientale de la Prusse, autour des petites usines jusqu à l'établissement trop célèbre de M. Krupp, le voyageur rencontre à chaque pas des agglomérations de maisons qui attestent la vigilance des patrons.

En revanche, les sociétés de construction ont pris peu de développement. Elles ont rencontré dans certaines dispositions de la législation allemande des entraves sérieuses. D'autre part, il semble que, trop imbues du caractère philanthropique de l'œuvre à accomplir, elles ne se sont pas suffisamment inspirées des principes commerciaux et des vues pratiques.

Trois courants existent en Allemagne relativement à la

construction des maisons ouvrières. Les socialistes repous-

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