Liberté du travail, 1. 9, ch
2 Or
règles imposées aux Individus dans l'intérèt de tous. « Cette police, dit-il', est en principe parfaitement « justifiée, car un seul homme, par une déraisonnable « obstinalion, peut causer un tort général ; une pratique « mauvaise, un local défectueux peut être une source « d'épidémie. Or, l'on ne peut triompher des résistances « individuelles que par la contrainte, et l’État seul a le « privilège de la contrainte. »
Nous pourrions multiplier les citations, et, après avoir épuisé la liste des économistes, nous n’en aurions pas trouvé un seul condamnant en principe l'intervention de l'État en notre matière.
Cette approbation unanime des économistes s'explique aisément. Tous, en effet, sont d'accord pour reconnaitre que l'État à le devoir d'assurer la sécurité publique, et d’une façon générale ils s'entendent pour affirmer que les libertés individuelles doivent être protégées par l'État. Le désaccord ne commence qu'à l’occasion du rôle de l'État en ce qui concerne le développement du progrès.
Or, concoit-on de plus grand trouble pour la sécurité publique qu'une épidémie ! La liberté de l'Individu peutelle ètre plus dangereusement menacée que par les atteintes portées à sa santé? La santé, c’est le premier fondement de la prospérité, de l'existence des nations, car c’est le bien le plus nécessaire à l’Individu, celui sur lequel repose en définitive son activité économique. « Pour l'Individu, la santé représente à la fois le bien- « être corporel et les plus pures jouissances de l'esprit.
« Au point de vue social, une race saine et vigoureuse,