AIT
Je l'ai déjà dit: il n’y a pas à combat.
tre seulement en faveur du pouvoir temporel du chef de l'Eglise ; il ÿ a aussi à lutter contre ecux qui méconnaissent son autorité spiritucile en adhérant aux erreurs qu'il condamue. Eh bien! l'association que vous formez, qui a pour but votre développement intellectuel sous les auspie s de la religion, doit être une armée prête à repousser en toute rencontre ceux qui se sont enrôlé. sous un drapeau oppo-é et qui ont déclaré la guerre aux doctrines que vous faites profession de croire. Par une défeuse hardie de la vérité, à laquelle vo:
études vous auront préparés, vous saurez
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les vaincr: et maintenir l'influrnce des principes religieux dans notre société.
Voyez l'ex'mple que la France vous donne. Là, il n'y a pas un trèswr nd nombre d'années, l'impiété était triomphante: les hommes relisieux osaient à peine exprimer leur foi dans les relations sociales; ils se tenaient sur une défensive timide. Aujourd'hui. considérez quelle activité déploient les catholiques en faveur de tous les intérêts de l'Eglise : ils travaillent partout à en assurer le succès; ils ne Jaissent pas s'énoncer une seule erreur sans l'attaquer avec torce et ils soutiennent les principes catholiques dans les journaux, les brochures, les livres, les discours aux assemblées législatives, et même au sein des académies où jadis il était interdit de prononcer le nom de Dieu et qui aujourd'hui s'inclinent devant la croix de l'Evèque et la robe du religieux, qui sont devenus leurs membres.
XIIT.
Messienrs, vous aussi, vous montrez votre confiance dans le prêtre; vous ne le bannissez pas de vos réunions quand vous vous occupez des intérêts de la société où la religion est si souvent et si fortement concernée. Comme maintenant, il sera
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toujours pour vous un ami et au b:soin un vutle. s
Non, vous ne repousserez pas le prêtre dont l 1 main a touché votre front naissant pour lui imprimer le glorieux caractère du chrétien, qui a souri à votre enfance, qui de concert avec votre mère a formé votre conscience en vous donnant la connaissance de enseignements divins, et qui vous a initiés à ces mystires sacré dont le souvenir reste, quoique l'on fausse, une des plus ‘douces et des pies fortes impressions de la vie.
Non, vous ne repousserez pas le prêtre ‘que vos parents ont revêtu de leur autorité en confiant votre jeunesse à ses soins. à ui vous devez le développement de votre intelligence par l'in-truction que vous en avez reçue, et qui, tout en vous affermissant de plus en plus dans la foi du chrétien, à formé en vous ces mœurs qui rendent la conduite honorable devant fieu et devant les homes,
Non, vous ne repousserez pas le prêtre qui vous suit avec un intérêt affectueux dans votre carrière sociale, qui a béni ou (jui bénira une alliance à laquelle vous attacherez le bonheur de Ja vie dans le sentiment le plus tendre et le plus sacré; qui pur son ministére auprès de la pieuse com-
pagne de votre existence terrestre en fait cette chrétienne dont les fortes et douces vertus lui donnent ces charmes qui augmentent votre üttachement envers elle. et cette édification dont vous ressentez une influence salutaire,
Non, vous ne repousserez pas le prètre dont vou êtes ou serez bien aises d appeler la bénédiction et les soins sur vos enfants; en qui vou trouverez toujours un consolateur dan: les désolations bien amères dont le cœur à suuvent à souffrir, et qu'au dernier jour de votre vie, vous vous em presserez (le faire venir près de vous, pour qu'il vous donne l'espérance, en vous mettant à la main le crucifix, avec lequel, selon la dernière parole de Chateaubriand, vous pourrez entrer hardiment dans l'éternité.
Le prêtre, est-ce donc là l’homme dont il faut autant que l'on peut restreindre l'influence, contre qui on doit mettre le peuple en garde, et dont sous le prétexte d une intervention indue dans la société, :l soit permis de bafouer le nom, au risque e lui faire perdre toute autorité dans l'ordre même spirituel ?
Et cela est-ce à faire dans une contrée où par l'éducation qu'il a donnée en s'imposant de grands sacrifices uniaires et personnels, ie clergé a été l'instituteur d'à
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,73 peu près tous ceux quicrt eu à mettre leur intelligence développec “ar l'instruction «u service de la patrie ?
Non, messieurs, autant u'il en pe
dra de vous, il n'en sera pas ainsi. us conserverez, en resserrant sex liens arac plus de force, l'alliance du peupie canadien avec son clergé : c'est à elle qu est due la con<ervation de notre foi et de notre existence nationale : c’est à elle qu'est due la gloire des qualités qui distinguent notre socicté. Le peuple est fier de son clervé, car il admire et fait admirer aux étrangers son dévouement aux intérêts non seulement religieux. mais aussi intellectuels et matériels des habitants du pays, manifesté par ces institutions littéraires, ces asiles de la charité, que sa muin à élevés de toutes parts. Et le clerwé est fier du peuple qu'il évangélise en voyant en lui cette foi que d’autres nations ont perdue pour être en proie à toutes lex erreurs et à tous les troubles, ces qualités morales qui lui ont acquis un nom glorieux et respecté, ce développement intellectuel, et en même temps, cette énergie d'action, qui, malgré les plus forts obstacles, l'ont fait ruarcher à g'auds pas dans une voie de pr: :rès et de PSperIté qui assure sa conserva:lon nationale.