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seins providentiels qu'un symbole prophétique d’une domination d’un aatre ordre, mais bien autrement nobl: et gloricuse.
Elle est devenue le siége de l'empire du Jhrist représenté par son vicaire. Depuis plus de 11 siècles elle possède aussi un pou voir temporel restreint, mais nécessaire, vu l’état de la société, à la liberté et à l’indcpendance de son autorité spirituelle, C’est du siège de Pierre à Rome, qu'est scrtie la lumière qui a produit et entretient Ja civilisation par l’enseignement permanent de la vérité et la prédication sans cesse répétée du devoir que fuit l’ordre moral.
Eh bien! l'esprit révolutionnaire qui agite la société ne peut voir sans rugir trôner en ce lieu le pouvoir qui condamne ses projets d’anarchie et de licence. La perfidie et la violence se sont donné la main pour concerter une attaque contre le siége pontifical Des hordes, animées d’une fureur sacrilége, s'avancent pour le renverser. Les puissances qui portent le nom de catholiques, n'osent par indifférence ou par des intérêts politiques, s'en déclarer ouvertement les défenseurs, eu du moins ta dent à venir à son secours ......Mais, voici que dans les diverses régions de la catholicité, des cœurs, jeunes pour la plupart, mais qui sous l'impulsion de Ja foi,
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battent des sentiments les plus généreux, font entendre ces accents: Laisserons-nous sans défense le chef de notre religion «acrée ? faisons nous soldats afin de combattre pour lui.—Tls ont les plus grands sacrifices à accomplir pour réaliser ce magnanime dessein. Les uns, et en grand nombre, appartiennent à la noblesse et jouissent de toute l’aisance que les richesses procurent ; ilenextà quiles dons de l'intelligence, ornés d’une forte éducation, présagent un avenir brillant; ils ne font pas de cas de la gloire qui peut les attendre. D’autres sont presque enlacés dans des liens qui font pressentir à leurs cœurs une douce félicité ; ils les rompent en disant, Je serai plus digne de ce bonheur si je reviens: si non, je jouirai de l’amour au ciel. Tous ont à quitter des familles chéries et la plupar: de généreuses mères dont la tendresse pleure, mais dont le cœur, où s’est formé celui qui palpite dans leur sein, leur dit: Va, mon fils, va défendre notre père: sois vertueux et vaillant; reviens près de moi pour me faire embrasser dans mon fils un héros, ou donne moi la douloureuse gloire d’avoir enfanté un martyr.
Rien donc ne les arrête: et les voici qui se livrent à la pénible vie du soldat: ils se soumettent au joug d’une discipline mili-
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(Uri taire toute nouvelle pour ceux: ilsen af frontent avec gaieté toutes les rigueurs.
Ils savent que le courage n'est pas toujours victorieux, et que la valeur est oblivée de céder à la force du nombre: ils ont devant eux les désastres de Casteltidardo et d Ancône, et ils connaissent qu'ils ; euvent tomber entre les mains d’ennemis qui achèvent par le poignard ce que l'épée n'a pu accomplir. Mais ils vont avec empresseluent au combat, heureux ‘offrir leur sany pour la cause du Christ et de sen vicaire, et peut être désireux, de trouver.
sinon la mort. du moins quelque glorieuse blessure, qui soit une expression de leur foi et de leur valeur.
La mêlée s'engage: elle est terrible :
mais leur héroisme se soutient. Un certaiu nombre d’entre eux succombent sous Îles coups: d'autres recoivent d'horribles blessures : mais cette fois la victoire est pour
l'Eglise, et Rome ne tombe pas entre les
mains de brigands de qui elle aurait eu plu à soutfrir que des Goths et des Vandalcs :
Alaric et Geuséric sont de nobles figures
auprès de Garibaldi. : Les zouaves ont.
-«nvé le Pape, je ne dirai pas à Mentana.
‘ù sans les troupes françaises. la victoire ne leur eut pas été facile : mais par Ja résistance qu ils ont oppo:ée aux envahis-
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surs dans les premières rencontres, ils ont cupêché leur agression d'être assez rapide pour prévenir les troupes auxiliaires qu'on ne se pressait pas d'envoyer. Évidemment sans l'armée pontificale, Rome eut été envakie. Gloire donc aux nobles soldats de cette lé;:ion, et parmi eux loire aux La- Rocque et aux Murray, dont les corps ont été mutilés par les balles garibaldienne: ; mais dont les cœurs généreux vout jouir d'une gloire brillant de l'éclat le plu: pur !
Le rung qu'ils ont versé est fécond comme celui des martyrs: il suscite d'autres braves. A l'honneur de la foi et du dévouement canadien, voici que nombre de jeunes gens veulent aussi s'offrir pour aller mettre un courage semblable au service de la même cause, laquelle a encore besoin de défenseurs. En effet, une nouvelle iuvasion du territoire pontifical n'est pas impossible. Il peut donc y avoir encore un dévouement efficace à offrir, du sang à verser et de l'honneur à acquérir devant Dieu et les hommes.
L'héroïsme dont je viens de rappeler les faits sera la gloire de notre siècle: il contraste avec tant d'actes ‘dc: faiblesse, d'égoïsme et d’ignoble asservissem nt à toute puissance d’un ordre Le de qui on a à espérer ou à craindre pour les intérêts
purement matériels. Il empèchera la prescription contre la loi de l'honneur dont, ce semble, les droits allaient se perdre par un fatal oubli des devoirs qu’ils imposent.
Maintenant, je le demande, qui a fornié ces cœurs chevaleresques à qui je viens de rendre honimage? Est-ce dans les écoles anti-cléricales qu'ils se sont élevés à cette force d'âme. à ceite générosité qui sait embrasser le sacrifice? Ne croyez-vous pas que le prétie soit pour quelque chose dan:
ce noble élan du cœur ?