‹ De l'intervention du prêtre dans l'ordre intellectuel et social [microforme]Chapitre 9 sur 18 · RP A · texte numérisé non relu

RP A

la pratique de votre art, vous le trouvez en contact fréquent avec les principes de la théologie ou avec les influences de la thérapeutique chrétienne.

Je le demande, est-ce que dans un cours médical, il ne saurait s’émettre des doctrines qui blesseraient l’enseignement religieux ? Est-ce qu’on ne pourrait pas exposer des systèmes tendant au matérialisme, ou faisant croire à une influence du corps sur l'âme contraire à la liberté de cello-ci ? Est-ce qu'il n’y a pas des cas de la plus haute gravité, où la médecine se trouve en face dela morale ? Eh bien, croit-on qu'il soit indifférent au clergé que les étudiants dans l’art de guérir assistent aux leçons des docteurs de l’école de Broussais ou de ceux de l'école de Récanior et de Freydaut ?

Que conclure de toutes ces considerations ? C’est qu’il n’est pas d'enseignement que la religion ne doive surveiller, et contre lequel, s’il est erroné, son ministre n’ait le droit de réclamer, non seulement par la parole officielle de la chaire, mais par tous les modes d'influence légitimes qui sont à sa disposition, en gardant toutefois la mesure qu'il sc trouvera assignéo par la prudence et certaines convenances qu'il doit respecter dans l'intérêt même

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de la cause qu'il défend. Le prêtre peut et doit blâmer les doctrines fausses et dangereuses en quelque ordre que ce soit, censurer les livres et les journaux qui les renferment, détourner d'assister aux lectures où elles s’énoncent, dénoncer à l'animadversion publique les écoles qui les soutiennent, et employer tous les efforts pour faire tomber ce que l’EÉcriture appelle des chaires de pestilence.

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