‹ De L'Intervention Sacrée Dans Le Traitement Des Collections Purulentes Du Petit BassinChapitre 11 sur 22 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Indications particulières du Drainage sacré.

L'intervention sacrée, nous l'avons vu, nous permet d'aborder aisément les collections purulentes du péritoine et du tissu cellulaire pelvien. Ce n’est pas, cependant, une raison pour l’employer dans tous les cas indifféremment. Il va sans dire, par exemple, que, lorsqu'un foyer suppuré pelvien vient prendre directement contact avec le cul-de-sac postérieur sans qu'il y ait de fistules, de prolongements hors du bassin, on n'ira pas réséquer le COCCVX. |

La méthode du Professeur Laroyenne sera alors le procédé de choix.

Nous croyons pouvoir, en nous appuyant sur les considérations qui précédent, résumer ainsiles principales indications de la méthode sacrée :

Chez la femme : Suppurations aïques: Le procédé convient spécialement, en raison de leur localisa-

mie tion, aux phlegmons de la gaine hypogastrique avec ou sans prologement fessier.

En dehors de ces cas, nous n’osons accorder, une confiance bien grande à la méthode sacrée, comme procédé de recherche. Car, si elle permet de reconnaitre très directement le petit bassin, elle ne nous donnera aucun renseignement sur,ce qui se passe dans la cavité abdominale elle-même, tandis que les voies d'accès antérieures présentent cet avantage. Les deux voies sont donc appelées à se compléter l'une l'autre. Ce sera, le plus souvent, au cours d'une opération faite par le ventre qu'on aura loccasion d'employer la méthode sacrée pour établir une contre-ouverture, quand le drainage abdomino-vaginal sera impossible.

Suppuralions chroniques fisluleuses bien collectées. C'est la principale indication d'opération sacrée, chéz A femme tC'est "du sreste pour de semblables faits qu'elle à été le plus souvent suivie.

Chez l’homme, la méthode sacrée a une portée beaucoup plus générale. C'est elle qui permet d'agir de la facon la plus rationnelle contre toutes les suppurations du petit bassin situées au-dessus du releveur anal. Mais l'indication maitresse est, ici, le drainage des foyers plongeant profondément entre le rectum et la vessie.

Malheureusement, il sera, le plus souvent, impos- Sible de prévoir que la disposition des lésions se prèle à une intervention sacrée. Et c'est là ce qui empêchera, le plus fréquemment, en fait, de suivre

lee d'emblée cette voie pour attaquer Îes collections purulentes du petit bassin.

Nous croyons, Cependant, que ce diagnostic opératolrenestrires souvent possible. C’est ainsi que, dans nos observations ITT et IV, on put reconnaitre que la collection s'était formée dans le cul-de-sac recto-vésical en raison de la prédominance dans la symptomatologie et dès le début de la maladie, des ténesmes et épreintes rectales avec propagations douloureuses du côté de la vessie. Le toucher rectal permit rapidement de vérifier le fait. Les mêmes symptômes existaient avec les mêmes lésions dans notre observation VI.

La présence de la névralgie sciatique aura, selon nous, une grande valeur pour le diagnostic précoce du phlegmon ischio-sacré.

Le bon sens clinique permettra donc fsouvent, par la discussion des symptômes et l'examen direct, au moyen du palperet du toucher, de reconnaitre ces cas où il y à avantage à intervenir d'emblée par la voie sacrée. Nous ne pouvons ici fixer de régles, c'est au sens clinique de décider.

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