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symptômes aiguss'étaient dissipés, mais il persistait néanmoins une impossibilité de relever; cette paralysie lombaire dura pendant trois semaines sans jamais présenter la moindre amélioration. Au bout
de cette période la bête succomba à une septicémie, complication de lésions de décubitus.
D. — Diagnostic.
Sur l'animal vivant, le diagnostic ne peut guère être fait que d’après les commémoratifs. Lorsque les accidents paraplégiques se produisent en série, chez les bêtes au pâturage comme dans les observations de Bercoff, le praticien doit rechercher aussitôt si les troubles observés ne peuvent être rapportés à l’ingestion d’un forte quantité de pommes.
Sur un sujet en particulier, la constatation de phénomènes d’excitation, puis comateux, peut faire penser à la fièvre vitulaire. On se rappellera que celle ci comme l'indique Chapron, apparaît à des époques bien définies de la vie génitale (parturition et période du rut).
Il n’en reste pas moins que le diagnostic clinique est d’une extrême difficulté.
A l’autopsie, l'examen du contenu des réservoirs gastriques et de l'intestin peut fournir de précieuses indications. |
Si, dans des circonstances toutes exceptionnelles des recherches de laboratoire devaient être nécessaires, rappelons donc quelques notions à ce sujet :
« Les matières à recueillir sont : le contenu stomacal, le sang et la matière cérébrale. On distille au bain marie. Le liquide recueilli doit avoir les propriétés de l'alcool, plus ou moins parfumé par les essences.
« On peut d’ailleurs mettre en œuvre quelques réactions chimiques.
« Ainsi, une petite portion de liquide additionné de quelques gouttes de bichromate de potasse et de deux gouttes d'acide sulfurique donne une réaction très vive même à froid ; il se dégage de l’aldéhyde reconnaissable à son odeur etle liquide prend une teinte verte due à la formation d’alun de chrome.
« On peut encore projeter le liquide sur de l'acide chromique déposé dans un verre, le tout sous une cloche sur les faces de laquelle ont été collées des bandelettes de papier ‘de tournesol bleu humide. Comme il se fait d’abord de l'aldéhyde, puis de l'acide acétique, le papier bleu rougit.
« Au lieu d'employer l'acide chromique comme oxydant, Bucheim a utilisé le noir de platine sur lequel il fait passer les vapeurs de liquide suspect. On montre alors qu’il se forme de l'acide acétique.
« Signalons aussi la réaction à l’iodoforme ou de Lieben. On fait une solution de 5 gr. d'iodure de potassium dans 25 gr. d’eau. On sature d'iode. On dissout d’autre part 5 gr. de potasse dans 45 gr. d’eau. On additionne le liquide à analyser de quelques gouttes de lessive potassique, puis goutte à goutte, onfait arriver la solution iodée jusqu’à per-
sistance de la coloration jaune. On fait disparaitre celle-ci par quelques gouttes de solution de potasse et on abandonne le liquide à lui-même. Des cristaux jaunes d'iodoforme se déposent.
« Le liquide suspect, chauffé avec un peu d'acide butyrique en présence d'une goutte d'acide sulfurique dégage une odeur d’ananas due à la formation d'éther butyrique » (Stourbe).
En médecine humaine le dosage de l'alcool dans le sang et le diagnostic de l'ivresse est d’une impor tance toute particulière pour le médecin légiste. Aussi de longues recherches ont été poursuivies dans ce but.
Actuellement, grâce à des méthodes précises, l'expert peut détérminer exactement l’état d'imprégnation alcoolique au moment de la mort. En conséquence, se trouvant en possession d'une méthode éprouvée de caractérisation et de dosage de l'alcool, le médecin légiste peut apporter ou non la preuve de l’ivresse d'un sujet et ainsi fournir un nouvel élément d'information.
Pratiquement sur le cadavre la recherche se fait
dans le sang qui est l'expression moyenne du degré .
d’imprégnation éthylique.
Depuis les travaux de Vicloux (1896) on a utilisé la réaction indiquée précédemment, celle de réduction du bichromate de potasse par l'alcool.
Astruc et Radet ont indiqué,en 1925 ,une méthode qui utilise le permanganate de potasse. Pratiquement ce procédé comprend trois phases : a) déter-
Ni
mination de la quantité d'oxygène actif libéré par la réaction ; &) détermination de la quantité d’oxygène utilisé pour oxyder l'alcool qui s’obtient par différence ; c) dosage de l’oxygène non utilisé pour la réaction d’oxydation.
Le procédé de Martini et Nourrisson, contemporain du précédent, est une variante de celui de Vicloux et utilise le bichromate de potasse dont on fait agir un excès sur le mélange alcoolique ; après quoi on mesure la quantité de bichromate non utilisé.
Ces trois méthodes, vérifiées parailèlement, ont fourni des résultats très comparables qui sont une preuve de la valeur indiscutable (Vielledent).
Sur le vivant, les recherches peuvent être faites en partant de l'urine. En effet, Southgate et Carter ont montré,par des dosages comparatifs, qu'il existe un rapport constant entreles concentrations maxima de l’alcool dans l’urine et dans le sang. Donc, à une concentration donnée d'alcool dans l'urine correspond une quantité minima d’alcool ingéré, quels que soient les individus et les facteurs contingents. Ces recherches permettent dans une certaine mesure
de déterminer le degré d'intoxication du sujet.
E. — Traitement.
L'évolution relativement lente des troubles qui
;e ë . , C ) caractérisent l’intoxication aiguë des bovins par l’alcool, permet généralement de mettre en œuvre la
thérapeutique classique de ce genre d'accidents.
Il né peut être question de recourir aux vomitifs comme pour les carnivores et les omnivores.
Par contre, on pourrait utiliser les boissons aqueuses fraîches et vinaigrées, les lavements stimulants, les affusions d’eau froide sur latête et le long de la colonne vertébrale, les breuvages d’ammoniaque ou d'un de ses sels, le café, l’éther, le camphre, etc. On peut aussi utiliser la pilocarpine pour accélérer l’élimination de l'alcool.
Pour notre compte nous avons employé l'acétate d’ammoniaque administré dans du café, les frictions sinapisées; celles-ci pour combattre la congestion interne des organes.