‹ De l'Intoxication des Bovins par l'AlcoolChapitre 3 sur 13 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La toxicologie a toujours retenu l'attention des vétérinaires et les ouvrages de Tabourin, Cornevin, Stourbe sont encore consultés avec profit.

En raison de l'importance économique des grands herbivores, ces auteurs étudient avec prédilection les intoxications alimentaires occasionnées habituellement par l'absorption de plantes.

En ce qui concerne les végétaux indigènes, l'étude de leur action nocive a été antérieurement très poussée, aussi à notre époque les publications à leur sujet sont devenues relativement rares. Par contre, on ne saurait en dire autant des plantes exotiques qui, depuis quelques années, ont particulièrement retenu l'attention des vétérinaires américains et sud-africains.

Ces remarques suffisent à indiquer les tendances habituelles de la toxicologie vétérinaire.

Nous préciserons d’autre part que les toxicomanies, les fléaux sociaux corame le tabac, l’opium, la

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morphine, la cocaïne, etc..., qui préoccupent si justement les médecins de l’homme n’ont pas d’intérêt immédiat pour le vétérinaire.

En particulier l’alcoolisme, intoxication chronique par l'alcool, est inconnue dans notre médecine, et même les accidents aigus n’ont fait l’objet chez nos différentes espèces animales, que d'un nombre restreint d'observations, surtout en ce qui concerne les bovins. L'enseignement des classiques (Clément,

Friedberger et Frôhner, Stourbe) sur cette question est bien plus le reflet de recherches expérimentales entreprises dans un but thérapeutique que d’observations cliniques répétées.

Ces considérations nous ont fait persévérer dans l’idée de faire notre thèse sur ce sujet, alors que l'observation récente d’un cas typique nous l'avait sugoéré.

Le hasard nous a permis de suivre des cas d’intoxication aiguë par l'alcool chez des bêtes bovines, aucune étude d'ensemble n’en ayant été faite (à notre connaissance) nous avons entrepris de combler cette lacune.

L'alcool, en particulier, sous forme d’eau-de-vie de cidre se trouve dans toutes les caves des herbagers, et par suite très employé dans notre région comme moyen thérapeutique des indigestions banales, comme stimulant des organismes déprimés à la suite de maladies ou de vélages.

Le thérapeute ne peut se désintéresser des propriétés toniques possibles du produit qu’il manipule,

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Pour l'étude clinique des accidents aigus causés par l'alcool, nous ne pouvions prétendre le faire avec les seuls matériaux que nous avons pu recueillir ; nous nous sommes donc reporté aux observations publiées par d’autres vétérinaires de façon à combler les lacunes qui pouvaient exister dans les nôtres et aussi pour éviter des erreurs et interpré-

tations, car nous savons trop que nul n'est infail-

lible. :

htips://archive.org/details/IA41553023 0052

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