OBSERVATION IV
(Communiquée par M. Vulpian). — Coliques saturnines.
Antoine, 42 âtls, ouvrier en côuloUrs, cntté le il févrief 1874, salle Saint-Raphaël, n° 17, service de M. Vulpian.
Le sujet n'a pas eu de maladies graves antérieures, sauf Une pneumonie il y a trois ans. Il n'est pas alcoolique.
Il a été journalier jusqu'au mois de mars de l'aû dernier, époque où il entra dans une fabrique de céruse et de minium.
Deux mois après son entrée dans la fabrique il eut des coliques qui durèrent huit jours; au mois de septembre nouvelles coliques qui durèrent autant que les premières et qui comme celles-ci lé retinrent un mois à l'hôpital.
Il quitta alors la fabrique de céruse, mais pour y rentrer bientôt.
Huit jours après sa rentrée, il éprouva des étourdissements, des vertiges, de la dyspepsie et les coliques se montrèrent. Elles durent depuis quatre jours, et les douleurs le tiennent environ trois heures par jour.
État àctuel. — Le sujet est un homme d'une apparence assez robuste; il accuse une céphalalgie fréquente surtout le matin au réveil; la vue est bonne, pas d'inégalité pupillaire; léger liséré plombiqiie sur le bord des gencives.
Les poumons, le coeur ne présentent rien d'anormal.
Le foie et la rate ûê sont pas augmentés de volume; la palpation de la région abdominale est douloureuse surtout au-dessUs de l'appendice xiphoîde; constipation depuis cinq jours; pas do troubles de la sensibilité et delà motilitô; teinte jaunâtre caractéristique; souffle dans les vaisseaux du cou.
3 mars. — Part pour Vinceûnes.