‹ De L'Invagination Intestinale Par PolypeChapitre 42 sur 48 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

M. Michaux. Revue de Chirurgie, de juin à août 1900.

Une femme de 56 ans rentre à l'hôpital pour des accidents d’occlusion intestinale aiguë remontant à cinq jours. L'existence d’une masse compacte dans la fosse iliaque gauche per-

Féraud 7

O0 ER mit d'émettre l'hypothèse d'une invagination siégeant au niveau dela partie inférieure du côlon descendant.

Ce diagnostic fut vérifié par l'opération.

La portion invaginée était extrêmement serrée au niveau du collet et sa réduction impossible. M. Michaux incise le collet et l’anse invaginante, et la désinvagination ne s’obtient toujours pas.

Il incise alors l’anse invaginée qui montre alors un gros «polype lobulé ».

On résèque ce dernier et la désinvagination ne s'obtient toujours pas. M. Michaux tente alors l’anastomose entéro-rectale qu'il dut abandonner.

Pressé de finir ensuite l'opération, il fait un anus contre nature. La malade succombe au 5° jour.

M. Michaux fait remarquer à l’occasion de ce fait que l’invagination offre chez l'adulte beaucoup plus rarement que chez l'enfant la forme suraiguë, et que d'autre part cette invagination est souvent produite par un polype, affection rare chez l'enfant.

Comme traitement, si on laisse de côté l'anus contre nature et la désinvagination par laparotomie qui ne doivent être pratiqués que dans certaines conditions, la question se fixe entre la résection totale et la résection du boudin invaginé après incision du cylindre invaginant. La première constitue l’opération radicale, mais est encore extrêmement grave.

Aussi M. Michaux reste-t-il encore partisan de la seconde.

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