NOR
C'est pour grouper en peu de pages un sujet très vaste que nous avons laissé de côté des considérations chimiques très intéressantes par aillleurs et que nous avons porté toute notre attention sur le côté clinique de la question.
Nous avons donc classé et divisé ces considérations théoriques dans l’ordre suivant, surtout sur celles qui nous ont paru plus importantes et plus intéressantes pour
le praticien :
1° Emploi de l’iodoforme en chirurgie. — Accidents locaux ; 2° Emploi de l'iodoforme à l'intérieur. — Accidents
légers qu’il détermine;
3 [odoformisme grave atteignant les différents tissus et systèmes de l'organisme ;
4 Causes de l'iodoformisme. — Idiosynérasie des sujets ;
5° Théorie sur le mode d'action de l'iodoforme dans l'organisme ;
6° Diagnostic. — Pronostic. — Traitement :
7° Observations:
8° Conclusions.
Si les observations, plus nombreuses tous les jours, les expériences tentées sur les animaux ont éclairé d’un jour nouveau les avantages réels de l'iodoforme comme agent thérapeutique, elles ont démontré aussi les inconvénients non moins séricux de cette substance. Depuis longtemps les auteurs étrangers avaient jeté le premier cri d'alarme. En France, les thèses d’agrégation de Brun, les travaux de Le Dentu, de Berger étaient venus confirmer les appré-
hensions des étrangers. Nous n’avons donc pas la préten-
tion de fournir un travail absolument original. Nous avons simplement essayé de grouper quelques considérations récentes des différents auteurs qui se sont occupés de cette question, considérations éparses de tous côtés et de donner quelques observations nouvelles à l'appui de ces considérations. Mais avant d'aborder notre étude, nous prions M. le professeur Laboulbène de vouloir bien accepter nos remerciements pour le grand honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Nous prions également M, le docteur Baudrimont, chirurgien de l'hôpital Saint-André, à Bordeaux, d’agréer l'expression de notre vive gratitude pour la bienveillance qu’il nous a toujours montrée. C’est [ui qui nous a fourni l’idée de ce travail, et nous n’oublierons jamais les preuves de bonté qu’il nous a données en maintes circonstances depuis l’époque où nous avons commencé nos études médicales.
Nous saisissons avec empressement l’occasion qui s'offre à nous de remercier M. le docteur Fourquet et M. le préparateur de physiologie à la Faculté de médecine de Bordeaux pour les renseignements et les conseils qu’ils nous ont
donnés pour notre travail.