‹ De L'Iodiforme Et De L'IodiformismeChapitre 8 sur 19 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L'iodoforme, très employé en chirurgie, est encore un agent thérapeutique assez important en médecine, où on l'administre en cachets, en pilules, en inhalations et dans un grand nombre de maladies, soit comme anesthésique, soit comme désinfectant, et en particulier dans les affections de la poitrine (Dujardin-Beaumetz). Il a été recommandé dans le diabète (Moleschoff), dans les névralgies d’origine syphilitique, etc., etc.

Cependant si chez certains malades des doses de o gr, 25 ont pu être données trois et quatre fois par jour sans inconvénients immédiats, c'est-à-dire sans action directe sur les voies digestives, d’autres n’ont pu supporter cette substance, même à des doses beaucoup plus faibles. Des accidents légers, il est vrai, ont apparu, qui ont nécessité une interruption momentanée et quelquefois complète dans l'emploi de ce médicament, Les auteurs ont signalé en

effet de l’inappétence s’accompagnant souvent des signes de

catarrhe gastrique (langue blanche et chargée), renvois et sensation de brülure à l’épigastre. Cependant à ce moment on observe rarement des vomissements ou de la diarrhée.

Le malade a un goûtd'iodoforme dans la bouche, qui provoque un éloignement pour la nourriture. Les boissons sont même mal supportées. Kocher a noté une dysphagie réelle avec douleur dans la déglutition, provenant sans doute de l’état de sécheresse dans lequel se trouve la gorge. D'autres fois du délire est apparu avec d’autres phénomènes légers du côté du système circulatoire (accélération du pouls, etc.) et de l'appareil respiratoire, de la peau et des organes des sens. Dans ces conditions l'interruption complète du médicament a fait cesser de suite ces légers

accidents.

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