OBSERVATION VIII
M. Burlureaux !, à la séance du 10 avril 1890 dela Société française de dermatologie et de syphiligraphie, cite le fait d’un soldat de vingt-deux ans, envoyé au Val-de-Grâce pour une éruption scarlatiniforme généralisée, ayant débuté sur le bras gauche, trois jours après l’application sur ce membre d’un pansement à l’iodoforme.
Il y eut quelques troubles de l’état général, la température ne dépassa pas 38 degrés.
Trois jours plus tard survint de la desquamation en lamelles épaisses sur le bras, simplement furfuracée sur le reste du corps, puis tout rentra dans l’ordre.
Ne sachant s’il avait affaire à une scarlatine ou à une éruption iodoformique, M. Burlureaux trouva, dans la précieuse réaction indiquée par le professeur Poncet de Lyon, l'élément d’un diagnostic facile et certain : le malade ayant accusé un goût d’iodoforme, on lui fit mettre dans la bouche une pièce d'argent, et il perçut aussitôt un goût alliacé.
Nous sommes disposé à voir chez ce malade surtout une action locale de l’iodoforme, d’abord limitée, puis envahis--
! Burlureaux, Semaine médicale, p. 121, 1890.
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sant les régionsavoisinantes, sousl’influence de parcelles de cette substance. Ce qui rend la chose très probable, c’est que ia desquamation fut en lamelles épaisses sur le bras malade, et légère, furfuracée sur le reste du corps.
OBsERVATION IX, X, XI
Le 16 février 1893, M. Cathelineau, à la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, communique trois observations d’éruption iodoformique, caractérisée par l'apparition de taches et de placards érythémateux, localisés d’abord au niveau du point d'application de l'iodoforme, puis envahissant les régions voisines.
Les manifestations érythémateuses, s'étaient produites d’une heure à trois jours après le pansement iodoformé, et ont guéri au bout d’une dizaine de jours par desquamation furfuracée.