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Le nombre des chirurgiens qui professent pour lui une grande prédilection est encore assez considérable pour que nous entreprenions l’étude d’accidents sérieux qu’il peut provoquer, accidents qui ont d'autant plus aitiré notre attention qu’ils se sont produits sur nous-même et que nos recherches personnelles nous ont mis en possession d’un remède sûr, à la fois curatif et préventif.
À part quelques cas relatés sommairement de 1882 à 1896, le silence est presque absolu sur cette question d’un si haut intérêt chirurgical, et encore les observateurs n’ont-ils vu dans les mécomptes que leur donnait l'iodoforme que des phénomènes accidentels.
En réalité, les faits méritent une tout autre attention, ainsi que le D' Tussau‘, chirurgien à hôpital de Mâcon, l’a bien démontré en 1896. L’état pathologique en question, qu’il désigne du nom d’iodoformisme chirurgical, est constitué par un complexus morbide réel, toujours identique dans ses symptômes et son évolution.
Ge ne sont pas les phénomènes généraux d'intoxication dus à labsorption de doses élevées d'iodoforme, que nous nous proposons de décrire, ce sont là simplement des manifestations d’iodisme ; ils ne présentent pas le caractère clinique du syndrome que nous allons aborder, qui offre ceci de tout particulier : de naître et de se localiser presque invariablement sur les régions épidermiques en contact direct avec l'iodoforme.
Mais avant d’entreprendre notre étude, nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance à M. le professeur
D'L. Tussau, De l’iodoformisme chirurgical (Semaine médi cale, 4 novembre 1896).
NT
Poncet, et pour le très grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de cette thèse, et pour l’observation qu’il a daigné nous communiquer.
Que M. le D' Mondan, chef du laboratoire de M. le professeur Ollier, veuille bien accepter nos vifs remerciements, pour son observation personnelle si détaillée, dont il abien voulu enrichir notre travail.
Voici quel sera le plan de cette étude :
Dans un premier chapitre, nous exposerons la symptomatologie de liodoformisme cutané par contact.
Le pronostic et le diagnostic feront le sujet du second.
Nous consacrerons le troisième au traitement et à la prophylaxie de cette affection.
Nous relaterons ensuite une série d'observations à notre connaissance.
Dans le dernier chapitre, nous essayerons d’expliquer la pathogénie de cet intéressant syndrome,
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