L. DE WECKER
a incontestablement droit, non sans lui dénier toutefois le mérite, qu’on lui a à tort attribué, d’avoir donné naissance à Y iridectomie .
Nous n’avons pas la pensée de prétendre ériger en méthode générale le procédé de Gheselden ; toutefois, nous basant sur des connaissances anatomiques bien autrement précises que celles qu’à l’époque où il vivait le chirurgien anglais avait à sa disposition, et grâce aussi à un appareil instrumental perfectionné, nous espérons pouvoir préciser les indications des cas où la simple incision doit être préférée à l’excision ou à l’arrachement de l’iris. Il restera toujours un vaste champ pour l’application de ces dernières méthodes; mais, dans notre conviction intime, le terrain propice à H l’emploi de l’iridotomie est aujourd’hui si nettement délimité, B que ni les préjugés, ni la routine, ces redoutables ad ver- B saires, ne sauraient désormais le lui disputer avec succès. |[|
Le plan de ce travail est naturellement tracé : nous ferons N d’abord l’histoire de la pratique ancienne de l’iridotomie ; H nous mentionnerons ensuite les rares applications qui en || ont été faites dans ces derniers temps, puis, après avoir || décrit le mode d’exécution de l’iridotomie qui nous semble H le plus rationnel, nous poserons les indications et contre- H indications de cette méthode, comparativement à l’iridec- I tomie et à l’iridorhexis. I