L. DE WECRER
La première peut être appelée iridotomie simple, la seconde iridotomie double, attendu que, dans le premier mode opératoire, ce sont les ciseaux seuls qui entament l’iris, tandis que, dans le second procédé, le couteau et les ciseaux pénètrent l’un et l’autre à travers le diaphragme iridien.
Les instruments qui servent à ces deux sortes d’opération sont, outre les écarteurs et les pinces à fixation habituellement en usage :
P Deux petits couteaux lancéolaires à arrêt, dont l’un coudé (1). Fig. 2 et 3.
Fig. 4.
(1) Peut-être me fera-t-on observer qiPaprès avoir abandonné complé-
DE l’iridotomie.
2® Une paire de pinces-ciseaux à branches très mousses (1) fig. 4.
tement pour l’iridectomie les couteaux à forme lancéolaire, je les patrone pour l'iridotomie ? Disons tout de suite que toute iridotomie peut se pratiquer avec un couteau de de Græfe, et que les petits couteaux à arrêt ne sont nullement indispensables pour l’exécution du procédé. Ces couteaux à arrêt ont une largeur telle qu’en les poussant jusqu’à l'arrêt dans la chambre antérieure, on pratique exactement, en tenant compte de l'épaisseur de la cornée, une plaie interne de 4 mm., qui permet un maniement aisé des pinces-ciseaux. Cette ouverture, grâce à son étroitesse, se coapte très exactement et livre moins facilement passage à un prolapsus de l’iris qu’une plaie de plus grande dimension Tout opérateur avouera qu’il est bien plus difficile de pratiquer une section interne de la cornée qui mesurera précisément et constamment 4 mm., avec un couteau de de Græfe qu’au moyen des petits couteaux à arrêt, qu’on n'a qu’à pousser jusqu’à l’arrêt pour avoir, sans aucune mensuration préalable, une plaie de la dimension voulue.
(1) Les pinces-ciseaux offrent, sur tout auti’e genre de ciseaux employés jusqu’à présent, les avantages suivants : tout en présentant des branches d’une grande finesse, ces ciseaux coupent fort bien ; il n’en est pas de même des ciseaux ordinaires qui coupent d’auiant moins que la finesse des branches est plus grande, que la distance entre l’extrémité des branches et le ressort augmente. Tout opérateur sait que ces ciseaux fins refusent leur service, si, en coupant, on ne donne pas aux branches une certaine inclinaison sur l’objet qu’on veut sectionner. C’est la difficulté de bien choisir cet angle qui fait qu’on coupe moins aisément de la main gauche. On comprend que le maniement de ciseaux ordinaires est rendu très difficile dans la chambre antérieure; à moins qu’on n’ait fait une très large ouverture et que, comme Janin, on ne lève la a calotte )> au moment où les ciseaux doivent agir, on ne peut donner aux ciseaux l’inclinaison voulue pour bien sectionner. La finesse des branches, l’impossibilité de donner aux ciseaux l’inclinaison nécessaire, ont fait qu’on a presque complètement abandonné ce genre d’instrument pour les opérations qui se pratiquent derrière la cornée. Les pinces-ciseaux sont exemptes de ces inconvénients ; avec des branches très déliées et prenant entre elles l’objet à sectionner à jn/aL elles coupent parfaitement. Pendant leur maniement, il n’y a donc d’autre inclinaison a donner à ces ciseaux que colle qui est nécessaire pour faire glisser une branche sous la membrane à sectionner, inclinaison passagère et si faible que la plaie la plus étroite s'y prête facilement. Toute illusion d’inventeur mise de côté, j’ai la conviction que ce sont les seuls ciseaux pouvant aisément et sans le moindre inconvénient être employés jiour des sections à prati-