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loïde. Le diagnostic de luxation incoercible de la hanche gauche est confirmé. On installe alors une extension continue par broche de KIRSCHNER transcondylienne avec poids de 3 kg., puis de 4 kg.
Trois jours après, le 31 octobre, une radiographie est pratiquée (figure 2).
Elle montre «une tête fémorale descendue de 2 em. 5 (le pôle supérieur de la tête n'étant plus qu’à un centimètre du toit du cotyle). Le fragment capital présente la même position dans la cavité cotyloïde que sur le précédent cliché».
On décide l'intervention. /
Le 7 novembre sous rachianesthésie — voie d'accès antérieure, ouverture de la capsule. La cavité articulaire est évacuée des caillots qu'elle contient. On perçoit le fragment de la tête dans le cotyle, il en occupe le fond et est maintenu en place par le ligament rond. Le fragment est basculé, la surface de fracture qui devrait être latéro-supérieure regarde franchement en dehors et comble la cavité.
14° —— Extraction du fragment après section des fibres restantes du ligament rond. Cette extraction est rendue difficile du fait de l’exiguité de l’arthrotomie, de la brièveté du ligament rond, de la faible épaisseur du fragment capital qui n'offre pas de prise solide.
2° __ La réduction est impossible par la traction au plafond sur le genou fléchi, même en s’aidant du fil de Kir- SscHNER transcondylien. Elle est obtenue par un large mouvement de circumduction en dehors en partant de la position de flexion forcée et rotation interne.
3° — Fermeture par un surjet aponévrotique superficiel, la capsule restant ouverte. —- Pas de drainage. — Immobilisation en extension, adduction légère et rotation interne dans un plâtre pelvi-jambier.
Les suites opératoires sont normales, pas de choc. De petils accès fébriles sont dus à des phénomènes intestinaux en rapport avec une dysenterie ancienne.
Le 23 novembre (15 jours après intervention) ablation du plâtre pelvijambier et des fils — Mobilisation ei massages progressifs; le blessé, pusillanime, accepte mal la mobilisation; grosse amélioration cependant des mouvements: Île malade peut s'asseoir, la flexion du genou sur la cuisse se fait à 120°. La flexion de la cuisse sur le bassin atteint 90°; aussi la marche est-elle possible avec deux cannes.
Loge
Figure 4
Une radiographie est faite le 6 janvier 1943 (figure 3).
Elle montre «une tête fémorale en place, les contours de
sa portion supéro-interne sont réguliers, la portion inférieure présente un aspect flou vermoulu en voie de régénération osseuse. Les contours du cotyle sont irréguliers et se prolongent par un ostéophyte tendu de l'os iliaque au grand trochanter.»
. Les douleurs persistantes sont causées par les ostéophytes; un traitement roentgenthérapique est décidé. Commencé le 22 janvier, il dure jusqu’au 8 février: il comporte en tout 8 séances (tension 190 Kw., filtres: 12/10 Cu + 20/10 Al. Porte d'entrée 2.000 r).
Le malade sort avec quelques phénomènes douloureux, la marche et la position assise correcte sont possibles.
Le 21 mai 1943 (6 mois 3 après l'intervention) le malade nous écrit: les mouvements de la hanche et du genou ont sensiblement progressé d'amplitude, sont plus souples et moins douloureux. La marche est possible sur 500 mètres; au-delà elle est douloureuse.
Pas de claudication.
Le 1er juin 1943, nouvel examen. Raideur prononcée de l'articulation de la hanche. Dans la flexion, le bassin est entraîné à partir d’un angle de 45°, la rotation est nulle, l'abduction est diminuée des 4/5 et l’adduction des 2/3. Il . existe une atrophie musculaire de la cuisse gauche de 4 cm. 5 à 20 cm. au-dessus de la rotule. Les mouvements du genou sont limités à un angle de 80°. Oedème du membre inférieur à partir du genou. Une radiographie est pratiquée à cette date soit 7 mois après l’accident (figure 4). (1)
«ÆEnfoncement de la tête fémorale dans la cavité acétabulaire, effacement de l'interligne articulaire, présence d’une volumineuse exostose en pont réunissant le toit du cotyle au grand trochanter».
Toute l’articulation est en voie de remaniement, des calcifications diffuses apparaissent dans la région acétabulaire au niveau du trait de fracture capital et voilent le fond du co- tyle. On note une raréfaction osseuse au niveau de la tête ainsi qu'une plage de décalcification au sommet du grand trochanter.
() Les néoformations osseuses représentées à la figure 4 sont en réalité moins importantes que ne le semble montrer ce calque radiographique.
110 ù / LYON d