‹ De l'irritation encéphalique des enfans, ou considérations sur les causes, les symptômes et le traitement de la maladie désignée successivement sous les noms de convulsions internes, de fièvre cérébrale, d'hydrocéphale aiguë, d'arachnoïdite, etc. Mémoire lu à l'Académie Royale de Médecine de ParisChapitre 18 sur 30 · PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE

1° RÉFLEXIONS SUR LES CAUSES ET LES SYMPTOMES DE L IRRITATION PATHOLOGIQUE DE L’ENCEPHALE CHEZ LES INFANS.

i. Les mots nombreux dont on s’est servi pour désigner l’irritation encéphalique chez les enfans, sont une preuve de l’ignorance où l’on était sur le siège et la nature des accidens dont elle est accompagnée. Les uns l’ont considérée comme une affection fébrile essentielle et ataxique ou maligne; ils l’ont appelée fièvre cérébrale (expression que M.Gendrin a encore voulu faire revivre dans ces derniers temps,) Cullen l’a clas-

sée parmi les apoplexies, sous la dénomination d’apoplexie hydro-céphalique. M. Pinel, qui d’abord avait adopté l'expression employée parMey- -

sereÿ et M. Chardeî, a rangé ultérieurement, et

a limitation des Anglais, cette affection parmi les hydropisies.il lui a conservé le nom d hydrocéphale aigirê, que l’un des modes de terminaison de cette maladie lui avait fait donner. On lit

sous ce titre, dans le Dictionnaire des sciences médicales , yn, excellent va.rUcle.de M.Itard, qui

cependant a* bien recotmü te siège dre la lésion dont il s’agit et sa„nature inflammatoire. Les nombreux et importans travaux publiés de nos joarc sut les aualadies de l’encéphale, et spécialement les judicieux ouvrages de MM. Lallemand, Parent et Martinet, ont fait enfin rapporter à une véritable inflammation de l’arachnoïde,

l’affection que levvutgai£e décrie stytis le nom bizarre de convulsions internes.

2. Faut-il adopter cependant dans toute son étendue la distinction tranchée que l oua établie de nos jours entre l’arachnoïdite et la eérébrite? Y a-t-il dans le principe de ces deux affections une ligne de démarcation tranchée que l’on puisse établir entre elles ? Les recherches cadavériques récemment faites tendraient à le faire croire. Les réflexions suivantes, déduites dune saine physiologie pathologique, sont loin de fournir les mêmes inductions.

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