L’arachnoïde, par elle-même, n’a pas une
importance Lien relevée dans l'enchaînement de nos fonctions. Ce n’est que par son contact avec le cerveau qu’elle peut agir sur ces dernières ; ainsi ses lésions ne peuvent déterminer d’autres symptômes que ceux qui dépendent de l’altération de l’encéphale. Si l’arachuoïdite est accompagnée de délire, c’est par suite de l'irritation ou de la congestion sympathique qu elle occasionne dans le cerveau. Si la phlogose des menynges a pour symptômes kles contractions spasmodiques, des troubles dans les organes des sens , etc. , cela ne peut arriver que par suite de la soulfrance de J’encéphale lui-même. Les hypothèses sur la sensibilité’ qu’011 attribuait! aux membranes cérébrales sont tombées dans un juste oubli. La douleur serait le seul symptôme qui pût appartenir ;en propre à l’arachnoïde, et caractériser son in^* flammation.
4. Il résulte de là que les phénomènes dont l’arachnoïdite est accompagnée ne sont jamais que ceux de l’irritation de l’encéphale ; mais remarquez que celle-ci peut tout aussi bien succéder à la souffrance d’un organe éloigné qu’à celle de la membrane séreuse crânienne et spinale. Les mêmes symptômes .pourront donc se manifester dans cette double circonstance, et ils se manifesteront en effet. La, seule irritation cérébrale, sera certaine ; celle des inenynges ne sera jamais que problématique.