Que d’après les faits nombreux, dont j’ai
été témoin , les symptômes de l’arachnoïdite paraissent se rencontrer en ville plus fréquemment chez les enfans que chez les adultes.
5. Que le regard constamment fixé vers le plafond est un des signes les plus funestes de la congestion cérébrale dans le jeune âge.
4- Que la première règle dans le traitement de cette affection est de reconnaître lor^ane dont la souffrance est primitive.
5. Qu i! faut largement saigner dans les premières périodes de la maladie > qui fait le sujet de ce Mémoire.
6. Que , dans les irritations cérébrales , ce n’est pas sur l’état général du pouls qu’il faut se diriger relativement à l’emploi de la saignée, mais sur l’intensité des battemens du pouls carotidien.
n. Qu’après les saignées, les dérivatifs peuvent être utiles, mais qu’il faut éviter autant que possible ceux dont l’application est douloureuse.
8. Que la meilleure manière d’employer les applications de glace et les affusions froides, est de les mettre en usage pendant le temps où la congestion cérébrale devient plus intense.
9. Que les symptômes d’irritation encéphalique présentent le plus souvent une sorte de périodicité marquée par des alternatives de rougeur et de pâleur,
10. Que dans ce cas , le quinquina peut être utile, et que la meilleure manière de l’employer.
chez les enfa-ns, est de le donner sous la forme d’injections dans le rectum.
il. Que ces injections doivent être faites au moment où la rougeur de la face est remplacée par la pâleur.
i 2. Que dans certains cas de complication de gastrite ou d’entérite, il ne faut pas renoncer â l’emploi du quinquina en lavemens.
i5. Que plusieurs faits porteraient à croire que le quinquina agit ici comme dérivatif.
i4- Mais que dans cette hypothèse même cette dérivation aurait quelque chose de spécial , puisque d’autres irritans ne produisent pas un effet semblable.
Je termine ici des réflexions dont l’étendue ne peut être excusée que par l’importance du sujet. Puissent des faits ultérieurs présenter des résultats aussi heureux que ceux que j’ai obtenus; et puisse l’expérience consacrer les propositions
qui forment les corollaires de cet opuscule !
Nota. Aujourd’hui ,'5 octobre, je viens de recueillir un nouveau fait où le quinquina en lavemens a réussi dans un cas analogue à ceux qui sont consignés dans les observations VIIIe, IXe, Xe, etc. Tout porte à croire du moins que le malade, fort mal hier, est actuellement hors dedanger. Vingt heures se sont passées sans convulsions. Le docteur Bégin m’a fait le plaisir de voir avec moi cct enfant, âgé de 26 mois, et qui demeure rue de la Bibliothèque, n° 18.
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