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en 1893, bien avant l'édification de Claude Bernard, MM. Napias et Martin écrivaient (1) :
« Les ressources actuelles de la désinfection (2) permettent de n’avoir qu’un nombre restreint de pavillons pouvant être affectés à telle ou telle affection épidémique qui se présente. Ce qui importe surtout c’est que chaque pavillon remplisse les conditions d'hygiène désirables. »
On conçoit encore bien mieux — aujourd hui que l'hôpital est construit et que l’on sait ce qu’en coûte l'entretien, — qu'ilest impossible de faire un pavillon spécial pour chaque maladie. Le caprice de Dame épidémie se chargerait du reste de démontrer la vanité de la conception contraire. L'exemple de la peste suffit à lui seul :
On se rappelle que ce « fléau» à tué en Europe au xv* siècle la moitié des habitants entrois ans (3) ; qu’en 1850 elle était rayée des programmes de médecine comme disparue et qu’elle a de nouveau fait sa réapparilion parmi nous.
Elle ne s'était jamais éteinte. D'elle-même elle s'était localisée dans les Hauts plateaux de l'Hymalaya, le Turkestan, l'Afrique. Elle en sortit avec les hauts et les bas caractéristiques de toute épidémie.
Les gens qui habitaient ces régions n'étaient nullement à l’abri du mal et du pire. Il en va de même
r,. Encyclopédie d'hygiène, 1893.
2. Celle-ci ne pourra être pratique et parfaite que lorsqu'elle fonctionnera « centralement», pareil à un chauffage central.