‹ De l'IsolémentChapitre 12 sur 21 · REC · texte numérisé non relu

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des pavillons spéciaux aux vastes salles de 20 lits et plus ; les malades n’y sont pas à l’abri des contaminations secondaires; les maladesles plus graves infectent ceux qui le sont le moins. On connaît bien aujourd’hui le mal que peuvent faire les microbes associés dont le plus terrible est le streptocoque, qui n'attend que l’occasion de ses greffer sur un organisme déjà affaibli. L'exemple le plus typique de ces infections secondaires est celui des bronchopneumonies dévastant par trainées des salles entières d'enfants atteints de rougeole. Si bien qu'en 1890 Sevestre concluait déjà à « l'isolement dans l'isolement », à séparer les rougeoles simples des compliquées, |

Cette contagion ne s'opère que par la promiscuité entre malade et par la négligence de ceux qui les approchent.

Aussi M. Louis Martin a-t-il écrit (1) :

« L'époque où les médecins réclamaient pour chaque maladie un pavillon, nous rappelle singu- Hèrement celle où les chirurgiens aécusaient les hôpitaux d'être la cause de leurs malheurs, où ils demandaient des hôpitaux ruraux, a’oubliant qu’un point : c'est qu’eux-mêmes contribuaient à la contagion pour la part la plus large. » |

C’est la condamnation de l’is-lement collectif où il est impossible d'éviter les contagions secondaires, Aussi en est-on arrivé à réclamer l'isolement individuel. Le type en est l'Hôpital Pasteur,

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