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Hygiène hospitalière, page

5 francs — avant-guerre II. Pasteur 15 francs — soit aujourd'hui contre 32 francs H. C1.-B. en 1920.

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tefois puisque l’on n’y met que des malades atteints d’une même maladie.

On y envoie bien ainsi des scarlatines, des érysipèles, mais on garde des tuberculeux, des typhiques, des grippés, des méningites. Simulacre d'isolement que tout cela! Sur 80 lits il en faudrait au moins 25 d'isolés et le reste réparti par petites salles de 10 lits au plus.

« Il est vraiement singulier de voir que les médecins seuls sont privés des moyens d'isoler leurs malades » écrit M. E. Martin en remarquant que les accoucheurs ont par leur réclamation obtenu de l'A. P.24 lits isolés, les chirurgiens 36 pour 120 malades,

… Mais l'isolement n’est pas tout. ll ne suffit pas d’enfermer un malade dans une cellule pour voir son mal se guérir et lépidémie cesser de s'étendre. Il faut encore observer avec scrupule toutes les mesures d'hygiène qui constituent ce à quoi l'on a donné le nom d’antisepsie médicale. Le médecin chef de l'hôpital Pasteur l’a définie en deux phrases : Tout ce qui pénétrera dans la chambre devra être stérile ou privé de germes nocifs. Tout ce qui sortira devra être aussitôt sterilise,

Toutes les mesures prophylactiques de l'isolement sont incluses dans ces deux commandements. En voici quelques exemples :

Chaque fois qu’une infirmière voudra donner à boire à un malade, elle ira chercher un verre propre à l'office. Quand il n’y en aura plus, on rassemblera

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tous ceux qui auront servi, on les désinfectera avant de les replacer dans l'office.

[l'en sera de même pour les ustensiles à lavement ou à n'importe quel autre usage. sal

Des solutions antisepliques serviront aux lavages | des mains du personnel el seront placéesdans chaque chambre. Il est enfin une question sur laquelle nous insistons : c'est celle des blouses. Il semble que ce soil la plus dure à accepter. C'est un rite tyrannique que de quitter un sarraut au sortir d’une salle et d’en enfiler nn second avant d'ouvrir une deuxième porte! |

Les médecins eux-mêmes semblent éprouver de la peine à s’y soumettre, même dans les hôpitaux de contagieux. Souvent la première blouse, soigneusement déboutonnée en haut, laisse paraître un nœud de cravate bien fait, un coin de la chemise. Là-dessus on ne boutonne pas toujours le grand sarraut que l'on doit laisser à la porte du box ou du pavillon.

Le tout pourtant devrait être hermétiquement fermé. Les Américains emploient pour cela des combinaisons semblables à celle des aviateurs ; d’autres une forme de pyjama. Mais on peut tout aussi bien les remplacer par nos blouses et nos tabliers traditionnels par-dessus lesquels on passe des sarrauts plus grands. Nous ne disons rien de plus du triste système qui consiste à ne pas fournir de blouses aux stagiaires dans un hôpital. ÿ

Nous ne citerons pas non plus les trop nomvwreux

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services où cette coutume persiste ; que l’on sache simplement que nous n'avons eu l’heur pendant nos études que d’en fréquenter deux : l’un d’obstétrique, l’autre de chirurgie, où chaque matin les blouses étaient changées pour tout le monde.

Or de toutes les mesures secondaires d'hygiène celle-là tient le premier rang. C’est au médecin de donner l’exemple pour que le personnel le suive rigoureusement.

M. ere Martin y insiste particulièrement dans ses instructions à son personnel. Il cile à l'appui le cas d’une contamination intérieure : un malade arrive sans qu'un diagnostic précis ait pu être fait. La sœur omet de prendre un sarraut spécial pour sa chambre. C'était un rougeoleux et plusieurs cas de cette maladie se sont déclarés ailleurs dans l’hôpital. La sœur elle-même en fut victime je crois. D’autres exemples abonderaient pour prouver qu’à la porte de chaque box il faut mettre un sarraut différent. A plus forte raison importe-t-il d'interdire aux infirmières des promenades en ville en tenue d'hôpital, comme beaucoup en avaient pris l'habitude.

L'ouvrage ne suflirait pas s’il nous fallait point par par point énumérer el discuter tous les autres détails d’asepsie et que nous avons schématisés dans la formule de M. Louis Martin. Mais nous voyons que si l’antisepsie médicale a été appliquée après l'obstétricale, après la chirurgicale, elle n'en existe pas moins autrement que dans des projets et des écrits. Qu'on aille visiter l'hôpital Pasteur et l’on verra que

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