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$ 3 — Hémorrhagies.
Quelques auteurs ont dit que les saignées copieuses provoquent l’engraissement; ils s'appuient sur une observation unique de Boerhaave pour étayer cette notion.
Si Ja saignée avait la propriété de favoriser, chez l’homme, l’engraissement, nos ancêtres, qui étaient si fréquermment saignés, auraient dû être tous obèses.
$ 4. — Maladies aiguës.
L’obésité qui paraît après les maladies aiguës graves, fièvre typhoïde ou autres, est admise par tous et s’observe souvent. Elle s’explique aisément, car quelle cause pourrait mieux et plus complètement troubler la nutrition qu’une maladie infectieuse venant agir sur tous les tissus, sur tous les organes, sur tous les viscères?
M. Bouchard a noté que dans le cinquième des cas qu’il a observés, une maladie aiguë fut l’occasion du développement de l’obésité (1).
$ 5. — Obésité et maladies qui l’accompagnent.
Le symptôme morbide, engraissement, indice d’un trouble nutritif, n’évolue jamais seul,
M. Bouchard, dans ses leçons à la Faculté, en 1870, avait prouvé, avec des chiffres, les affinités morbides de l'obésité. Il les a exposées dans le tableau suivant :
(1) BOUCHARD. Maladies par ralentissement de la nutrition, p. 119.
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