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CHAPITRE PREMIER

Définition de l'obésité. Adiposité.

Tous les auteurs qui se sont occupés de l’obésité se sont heurtés à une même difficulté, lorsqu'il s’est agi pour eux de préciser où commence l'obésité.

Les tables des poids moyens sont toutes imparfaites ;

elles donnent des chiffres trop forts ou trop faibles; elles

ne tiennent pas compte de la musculature, de la corpulence de l'individu.

Si l’on veut bien admettre que tout homme normal, adulte, a un poids constant, l’engraissement pathologique commence dès qu’une augmentation de poids, même

minime (4 à 5 kilogr.), se produit en six à huit semaines.

chez un sujet qui n’est pas amaigri.

Cette notion lèvera toutes les difficultés : elle se déduit de l observation de tous les cas RQ que j’expose plus loin.

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L’engraissement pathologique est toujours très rapide, beaucoup plus rapide que Pengraissement physiologique. Cette brusque augmentation de poids, si peu considérable qu’elle paraisse, a la même valeur qu’une augmentation 3 à 4 fois plus forte : elle démontre le même trouble de la santé ; elle est la première cu sur le chemin de l’obésité proprement dite.

Le poids d’un homme normal, pour une taille déterminée, est modifié par la complexion, c’est-à-dire lampleur, la solidité de la charpente et par la musculature.

Le premier, M. Bouchard a introduit, dans les tableaux des poids, les coefficients nous permettant de faire les corrections que comportent la musculature et la complexion du sujet que nous étudions et dont nous voudrions connaître le poids, s’il était normal.

Il nous a donné de plus une notion nouvelle, la notion d’adiposité.

Elle nous sera tout particulièrement utile, car elle nous permettra de déterminer avec une assez grande précision le nombre de kilogrammes de graisse que le sujet observé a en plus que l’individn normal de même taille, de même hauteur, de même complexion, de même musculature.

Je renvoie le lecteur au chapitre, « Les troubles préalables de la nutrition », pour tous les détails de cette étude (x).

L’adiposité est le rapport entre la quantité de graisse renfermée dans le corps d’un sujet et la quantité que

(1) Traité de pathologie générale, t. III, première partie.

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contiendrait le corps d’un sujet de même taille supposé

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normal.

Je rappelle que pour faire plus facilement l’étude comparative de l’homme dans ses éléments statiques, masse,

composition, surface, afin de pouvoir mesurer ensuite ses activités rapportées à l’unité statique, M. Bouchard a

considérée {homme comme un cylindre de substance organique ayant pour hauteur la taille de l’individu, pour volume le volume de lindividu, pour masse son nombre

de kilogrammes.

Dans ce cylindre, il considère des segments de 1 décim.

et il appelle segment anthropométrique, cette fraction

du cylindre qui a pour hauteur lunité, le décimètre, et

pour formule le poids compté en kilogrammes,

divisé par la taille mesurée en décimètres.

Le segment a une composition chimique qui est la

suivante (v. Noorden):

ALBERT Le en A0 CAE e 160 grammes.

GrMSSe RE Te 130 — DEN LR PS SRE NAS RS 660 —— Matières minérales.......... 50 —

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