INTRODUCTION
L'histologie nous enseigne que le tissu adipeux est constitué par du tissu conjonctif dans lequel se déve- : loppent des vésicules graisseuses.
__ La graisse, accumulée dans les cellules, est une réserve
de combustible destiné à dégager des calories, nous dit e physiologiste.
C’est l'augmentation anormale de cette masse grais- seuse qui constitue l'obésité, ajoute le médecin.
Si ce dernier analyse avec soin tous les cas cliniques où il observe l'obésité, il comprendra qu’elle n’est pas une entité morbide, mais un symptôme qui, à lui seul, ne forme pas plus un état pathologique que la déformation du rhumatisme chronique ou le dépôt tophacé de la goutte. Il constatera qu’elle n'apparaît jamais isolée et qu’elle fait toujours partie d’un cortège de symptômes dont le groupement variable constitue les maladies de la nutrition,
La chimie lui apprend que l’organisme est capable de
faire de la graisse avec des substances aussi différentes <
que les albuminoïdes et les hydrates de carbone.
obsédé, comme dans le passé, par la crainte des ses à
gras.
Enfin, comme l'observation du malade lui aura encore. démontré que l’exercice exagéré ne provoque pas néces- | sairement la destruction de la graisse, qu’il y a des sujets incapables d’engraisser, quelle que soit la richesse de ne leur alimentation, alors que d’autres engraissent avec des rations réduites, il admettra que l'obésité n’est pas toute dans la production excessive de la graisse.
I cherchera plus haut, il considérera la nutrition elle-
même. “à La nutrition est parfaite, lorsque le une nerveux qui la régit a un fonctionnement normal. Si ce fonction- 4 nement est troublé, et 1l peut l’être par des causes infini- 3 ment nombreuses, la nutrition est altérée et, à un des stades de cette évolution troublée, peut paraître l'obésité. | La clinique et la thérapeutique semblent justifier cette conception dont je vais essayer de démontrer la valeur.
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