‹ De l'obstruction de la trompe d'Eustache et de son traitementChapitre 3 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le travail que je soumets aujourd’hui à l’appréciation de mes Juges, a pour objet une des affections les plus communes qui intéressent l'appareil de l’Audition: l’Obstruction de la Trompe d’Eustache. Depuis longtemps, j'avais résolu de faire de l’une des maladies de l’oreille l’objet de ma thèse inaugurale, car les observations nombreuses que j'ai recueillies dans ma pratique avaient attiré mon attention sur ce point et vivement excité mon intérêt. Dès le début de ma carrière médicale à Toulouse, qui remonte déjà à sept années, des cas multiples de surdité se sont présentés à mon observation; j'ai traité les maladies diverses de l’appareil auditif ; j'aurais pu présenter ici un tableau d'ensemble des malades soumis à mes soins, mais, outre qu'un travail de cet ordre aurait réuni en un même faisceau des affections un peu disparates, je dois avouer que les observations de mes débuts n’auraient pas été suffisamment complètes, alors que, peu expérimenté et livré sans guide à mes propres ressources, jetâtonnais pour les explorations les plus simples, les interventions les plus inoffensives. D'ailleurs, un grand nombre de malades atteints d’otite moyenne doivent être traités et suivis pendant plusieurs années. J’ai pensé que des observations inachevées ne pouvaient offrir qu’un médiocre intérêt. Les maladies de la trompe sont, au contraire, plus vite et plus facilement curables, et c’est pour cela, sans doute, qu’elles Lennon mon étude de prédilection.

J’appris à faire le cathétérisme de la trompe, il y a cinq

ans, par des exercices sur le cadavre, dans l’amphithéâtre

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de l’école de Médecine de Toulouse; j'introduisais la sonde par l’orifice nasal, et lorsque je supposais qu’elle avait pénétré dans l’entonnoir cartilagineux ou orifice pharyngien de la trompe, je procédais aux constatations directes, et pour cela faire, je divisais la tête suivant un plan antéro-postérieur, section qui mettait au grand jour le champ opératoire, et me permettait de voir la bonne ou la mauvaise route suivie par l'instrument. Je pus ainsi, sans préjudice pour les malades, apprendre à cathétériser la trompe et acquérir même une certaine habitude de cette manœuvre.

Lorsque je fus en possession du moyen le plus facile d'appliquer sans crainte le traitement le plus rationnel aux affections de la trompe, j'accueillis avec le plus grand intérêt les premiers malades qui s’offrirent à moi. Cle sont leurs observations que je présente ici. Je m'ingéniai à traiter de mon mieux les obstructions de la trompe, et j'eus soin de m'inspirer des écrits des maîtres les plus compétents sur la matière, Bonnafont, Politzer, Lévi, m'ont été d’un grand secours; j'ai pris leurs procédés, les modifiant à mon gré suivant les exigences des cas particuliers, et, comme résultat définitif, j'ai eu la satisfaction, ainsi que mes observations en témoignent, de voir nombre de mes malades arriver à une amélioration équivalant presque à une guérison.

C’est la dilatation progressive que j'ai employée dans les obstructions de la trompe ; c’est elle qui m'a fourni des résultats encourageants.

J'ai suivi dans le développement de mon sujet l’ordre suivant : j'expose d’abord la série des causes entraînant obstruction de la trompe, la pathogénie de l’affection. Le diagnostic et le pronostic font l’objet de chapitres spéciaux.

Je fais précéder la question si importante du traitement, des notions les plus indispensables sur l'anatomie de la

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RER sur es UE d'exploration et du cathétérisme de ce conduit. L’auscultation de la trompe constitue un chapitre distinct. RE 5 EL É Ere traitement, but final de mon travail, vient après un ; exposé succinct de. ces notions préalables. Qu'il me soit permis, en terminant, de remercier profondément Messieurs les Professeurs de la Faculté de Montpellier, dont la bienveillance à mon Sert ne s’est JE démentie un EinsanoMoe à À - Que M. je professeur Chalat. qui a bien voulu accepter la 5 | présidence de ma thèse ee reçoive ici le témoignage

de ma plus v vive reconnaissance. |

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